‹ Suite d'études d'otologieChapitre 10 sur 27 · TRACÉ GRAPHIQUE DES MOUVEMENTS DU TYMPAN · texte numérisé non relu

TRACÉ GRAPHIQUE DES MOUVEMENTS DU TYMPAN

a Ligne axile.

b Ascension brusque, début de l’épreuve Valsalva. c Crochet de retour à la normale.

cl Ligne oblique vers l'axe.

e Crochet de déglutition, ou deuxièm crochet de retour à la normale.

f Ligne d’axe atteinte.

x Sommet du crochet, point maximum du déplacement. a' Nouvelle ascension par répétition de l’épreuve dite de Valsalva.

C’est donc là encore un signe de la perméabilité des trompes, au moyen duquel il est possible d’apprécier le degré des changements de calibre que les maladies y ont amené.

Parvenue à son apogée, la pointe du levier de l’enregistreur forme, avant de descendre, un plateau fort court, lequel se produit d'autant moins que la détente de l’organe est plus rapide, et la mobilité du tympan plus grande. A l etat normal, à la ligne verticale ascensionnelle succède aussitôt une chute angulaire, un trait en retour, légèrement oblique, qui s’arrête à une certaine distance de la

ligno do repos. De là, le tracé court, au-dessus de l’axe, s’eu rapprochant lentement et obliquement; il y aboutit enfin, après un trajet de plusieurs centimètres au moins, si quelque mouvement de déglution ne vient cependant à l’aide, vidant les caisses et remettant prématurément tout en place, et précipitant la terminaison par le retour immédiat ou par degrés à la normale. Analysons chaque moment de ce tracé. C’est un cycle complet : il part de l’état d’équilibre pour y revenir bientôt (état sain).

En cela, cette expérience se rapproche autant que possible des conditions physiologiques. Le mode de déplacement est artificiel, mais le jeu imprimé ainsi à la membrane du tympan ne dépasse pas les limites compatibles avec la santé, tant qu’on a la prudence de ne pas trop en exagérer- la force ni la fréquence.

On peut donc voir dans cette manœuvre un bon moyen d’étudier l’élasticité et la tension de l’organe de l'ouïe, et surtout de l’appareil des osselets et du tympan.

Cette élasticité de la membrane du tympan est en effet vivement sollicitée.

La distension et la propulsion en dehors que celle-ci subit dans le premier moment, par l’accès de l’air est écrite par le tracé dans cette ligne verticale ascendante qui est d’autant plus haute que la cloison est plus mobile , et que le volume d’air condensé a été plus grand et sa pénétration plus rapide. D’un autre côté, le crochet de retour est d’autant plus long et se rapproche d’autant plus de la ligne axile, que la réaction est plus active, que l’élasticité du tympan est plus entière et peut s’exercer plus librement.

Plus vite la caisse se vide par les trompes, plus rapidement aussi le tympan reprend sa forme, et plus le trait qui indique lo mouvement de retour est complet. Si l’on veut un instant supposer que les trompes sont des tubes béants constamment; fi- 10

l’allée et la venue seront marquées par un seul et même trait et confondues. Dans cette hypothèse, la réaction élastique du tympan est isolée, et tout en évidence.

Le crochet de retour, s’il montre l’élasticité de la cloison, se trouvera donc modifié par le fait du passage plus ou moins rapide de l’air à travers les trompes d’Eustache dans son mouvement de restitution intra-auriculaire.

Si ces conduits sont rétrécis ou peu dilatables, l’air entre lentement ; l’action aura moins de brusquerie ; aussi le tracé donne-t-il alors une ligne ascendante initiale oblique, et non plus verticale, et d’autant plus oblique et courte que les lésions sont plus graves.

Quand le premier trait du graphique de Valsai va est court et oblique, cela annonce que la circulation aérienne est embarrassée; et que les caisses sont d’un accès difficile.

La même cause agit sur la sortie de l’air, et on en constate l’effet sur la ligne descendante du graphique.

Si l’air s’échappe par des conduits étroits, il sort lentement, quelle que soit l’énergie du tympan.

D’abord le crochet de retour se trouve seulement diminué ; il peut disparaître entièrement. Le trait est alors caractéristique ; la descente est si lente, et le trait court avec une pente si douce qu'il reste longtemps au-dessus de l’axe sans l’atteindre; quelques mouvements de déglutition, marqués par le crochet spécial, peuvent seuls, en certains cas. compléter la descente et opérer la réunion du tracé avec la ligne axile.

Dans un cas donné, si ces mouvements ont été indispensables pour que tout soit mis en état, on doit en conclure à une étroitesse plus accusée des trompes d’Eustache, mais non à un état sérieux toutefois, puisque la dilatation active a remis tout an ordre.

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