‹ Suite d'études d'otologieChapitre 12 sur 27 · CO S · texte numérisé non relu

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Dans le rétrécissement des trompes, le tracé peut rendre apparente assez nettement l’étroitesse

du conduit. La chose est surtout très évidente quand l’injection de l’air par les trompes est opérée au moyen du cathétérisme.

Je donne ici les tracés successifs d'une insufflation avec la pompe à air sans cathétérisme, on voit que l’air entre peu à peu, dilate progressivement le tympan et s’amasse ensuite pour quelque temps dans la caisse, d’où il s’écoule fort lentement, après un trajet de la ligne défaite qui est extrêmement long et fort remarquable : entrée difficile de l’air, et sortie difficile; c’est le type bien net du rétrécissement tubaire. A ce titre, l’étude de ce tracé est très instructive ; elle montre aussi combien cette méthode graphique se prête aux examens précis, et peint bien fidèlement les phénomènes.

Dans l’état sain, au lieu de cette petite et lente ascension du trait initial, rappelez-vous qu’il s’élève droit ou presque vertical et d’un crochet net au-dessus de l’axe; qu’il y a un crochet de retour immédiat, nul ici ; qu’enfin la ligne de descente graduelle, bien qu’étendue de plusieurs centimètres, n’atteint jamais la longueur extrême qu’indique la planche n° 8.

Difficulté de pénétration de l’air dans la caisse, et difficulté à la sortie sont toutes deux inscrites sur le tracé.

Ce graphique est le type du rétrécissement de la trompe.

' Si le tympan était en même temps atteint de ramollissement, la caisse distendue lentement, mais d’une façon anormale, se viderait encore moins vite et le tracé de la descente, de l’élasticité do retour pourrait avoir une longueur démesurée ; j'ai pu en certains cas faire plusieurs tours de cylindre avant de constater le retour à la normale; car si l'orifice de sortie est étroit, l’élasticité de tissu qui préside à l’expulsion fait défaut, et les mouvements de déglutition seuls

finissent par rétablir le tympan dans ses rapports normaux.

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Pulsations isochrones au pouls dans certaines affections profondes de l'oreille : tracé graphique.

En terminant ce travail, je ne veux pas oublier de mentionner que l’on peut, au moyen des tracés, constater l’existence do pulsations isochrones au pouls avec leur régularité, leur similitude, qui

permettent de diagnostiquer les congestions aiguës de la caisse tympanique, les inflammations suppuratives et les abcès aigus, les fongosités, etc., etc. Enfin, il est quelquefois possible de voir sur les tracés des pulsations, indépendamment de toute affection auriculaire, dans les congestions de la tête, par exemple.

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