ACTE ONeUIÈ». ft6T
LAODiCE , à part.
Qa'entends-je? Quel soopçon!
ÀIITIMÀQCE.
Les ministres dn ciel Ont aux Dieux infernaux voué le criminel. Qa'il n'ait pas de cercueil » que son ombre plaintive Cherche en vain le repos sur Tinfernale rive.
lAODICB.
Ils Font assassiné!
(A Déoclès.)
Misérable! C'est toi!
Ta ne pouvais régner qu'en égorgeant ton roi. La victime est mon frère , oui , peuple , je le jure. Je jure... Dans ses yeux lisez son imposture.
HAlPâlA.
Prince, souffrirez-vous que par un tel affront*..
LAODICE, regardant fixement Déoclès*
Le crûne en traits de sang est écrit sur son front.
Tu Tas assassiné. Ce monstre est ton complice.
Viens de fa propre main égorger Laodice,
Epuise tout le sang qu*a proscrit ta fureur.
Unis dans le cercueil le frère avec la sœur.
Les Dieux, les justes Dieux préparent ma vengeance;
La sentence est portée, et ton vainqueur s'avance.
J'entends rouler le char où bientôt enchaîné.
Esclave d'un Romain , à sa suite traîné ,
Vaincu, déshonoré, courbé sous l'infamie.
Lâche, tu ne sais pas renoncer à la vie.
iQ8 VERSÉE B£ MACÉDOINE.
Vil objet da mépris des plas vils des iiumains, Ta tends à tes bourreaux de suppliantes mains. Tes vœux sont repoussés, Rome ne fait pas grÂce, L'arrêt s'accomplira: toi, ton infâme race. Vous mourrez dans les fers comme mourut ce roi , Ce roi de qui le sang s'élève contre toi.
(Aax gardes qui l'untoarent et &'apprèteDt b la frapper:)
Qu'on ne m'approche pas. De la nuit étemelle J'entends, j'entends la voix d'un fcère qui m'appelle. Mais je ne mourrai pas du fer des assassins.
(Elle se frappe.)
Je lègue ma vengeance et mon trône aux Romains.
FIN DU GlNQUlàUB ST DERNIER ACTE.
FRÉDÊGONDE,