‹ Sujets dramatiquesChapitre 11 sur 394 · PARTIE DU SÉNAT · texte numérisé non relu

PARTIE DU SÉNAT

FAUSTA

Je ne vois près de moi que des sujets fidèles. Des chrétiens, des amis. Ces citoyens rebelles. Aveugles sectateurs du culte des faux dieux. Ont craint de se montrer et d'afllîger mes yeux. Rendons-en grâce au ciel. Leur présence funeste Eut détourné les dons de la bonté céleste, Et l'esprit qui .préside à (pute véiitô N'eut pas sur notre front i4pandu sa clarté. Invoquons, sénateurs, sa gr4c9 tutéUire, Qu'elle échauffe nos cœurs, les guide, .les éolfôre;

Dans A» conseil pUuz , dans e«6 noMes éftats ,

Qcw des motifs iumaiiis oe nous iUrig«iift pss.

Je ne veux pas iei rappeler ies pro^ges

Qai de Tidôlatm ont détruit les prestiges t

Le sigSM» à CoastantiB dsms le ciel apparu.

Le Nord précipité sur IVmpîre éperdu;

Les oracles muets, Je^ iÛ9^ Jïrisées,

U}s teioples abattus, les Tittes emi^asées

Et l'arbre de ia croix jur ce vaste -oha<p,

Ainsi f u'uB cbêoe immepse étendant «es rameaux.

De notre sainte loi votre ame pénétrée

Avec cette foi vive aux élus inspirée,

S^abandonne aux rayons de son divin flambeau

Sans demander au ciel de. prodige nouveau.

Mais c'était peu de croire à cette loi sublime,

U fallait la sauver des efforts de Tablme.

Un ennemi cruel, implacable, acharné,

Pour le malheur de tous au trône destiné,

A réglise naissante apporfaît la tei!npête.

Pour le salut commun ]*ai dévoué ma tète.

Aux pieds de mon époux portant vos justes vœux.

Je n*ai pas redouté les soupçons odieux ,

Ni le nom abhorré -que donne le vulgaire

A la mère qui hait Tenfant d'une autre mère.

Tai su dompter ce cœur justement irrité,

J*ai fait fléchir pour tous jusques à ma fierté* /

Le ciel fît triompher une oause si belle..

Mon époux ne s'est point offensé if ipçp z^lfi,

Cet héritage saint, ce titre glorieux

Qu'exigeait un soldat avide, ambitieux,

n daigne l'accorder à la timide enfance.

Romains, \Qixe César, c'est mon Gls,.c'e^tfipp^an^.

Au nom de l'empereur ratifiez ce choix I .

Fait^ au peuple .entier - jrecoonaUr» ses idroîM*

i% jQMSTâNTm.

Qa'oD proGtome mon ils duis la ville et Tempire! Au vœu de GoastattUn, c*est au monde à souscrire. Approchez-voui»,.Goafitaiice, et venez recevoir De la main du sénat les signes du pouvoir. Et vous, pères conscrits, soutiens de la couronne. Jurez obéissance à Tiiélritier du trône.

(On apporte le sceptre, le manteau, le glaive et les autres attributs qui figurent autouronnement des Césars. Une sypnphonie se (ait entendre. Au moment où les sénateurs s'approchent et que règne le plus profond silence, on en^nd un bruit extérieur.)

FAUSTÀ.

On vient. Que me veut-on? Quel est Taudacieux Qui sans être appelé pénètre dans ces lieux?

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