SCÈNE IX
SIGISMONB, ELVIGE, ALICE.
BLYIGE.
n s'éloigne... Je sens défaillir mon courage.^ Soutenez-moi , seigneur , achevez votre ouvrage.
SIGISMOND
Ma fiUe!
Dans mon sein étouffez mes douleurs.
Qa*à mon époux je puisse aussi cacher mes pleurs. Deux reines ne sont plus! Ah! quelle main impie A pu trancher le cours d*une innocente vie? Frédégonde, c'est toi... mais ton cruel époux Ignorait-il la main qui dirigeait les coups? Et toi-même aujourd'hui .n*es-tu pas la victime De celui que ton bras ' a sauvé de Tablme. Pourquoi donc Ghilpéric a-t<>oh flétri ton n&Uk Du surnom détesté d*Hérode, de Néron?
Es-tu donc innocent, quand la France t'abhorre? Un hymen... G*;est du sang que tu voudrais encore.
m FBÉDÉMNDE.
SIGISMOND
Qui peut vous inspfrer ce coupable penser? Ce roi, mon bienfaiteur, voulez-vous TofTeuser? Elvige , méprisez les clameurs dû vulgaire. Ghîlpéric... c*est celui qui sauva voire père.
BLVIGB.
Innocent! Chilpéric... Tassassîn de ses fils! Qu^avait fait en naissant le malheureux Glovis? Haï dès le berceau, cette rage insensée Par vingt ans de vertus n^est pas encore .lassée. Et rhorrible marâtre, avide de ses pleurs, (Ta jamais contre lui conçu tant de fureurs.
SIGISMOND
Ses sens sont égarés. 0 funeste délire! Quelqu'esprit de Tabime en ce moment Finspire, Reviens à toi, ma fille. Elvige, auprès de nous Sera bientôt ce roi, ton maître, ton époux.
ELVIGE, saisie cPun délire prophétique,
Chilpéric mon époux! Il est vrai, je suis reine.
D*un peuple de héros void la souveraine.
Dois-je pleurer encore, ou rendre grâce aux cieox?
Quel avenir brillant apparaît à mes yeux!
France, ton nom vainqueur remplit toute la terre;
De ton sol généreux s'élève la luMfère,
A son éclat, partout je vois tomber des fers.
Comme un astre nouveau tu gukles l^nivers*
De sages, de héros, quel adguste assemblage!
D'un roi législateur je reconnais Touvrage;
Etoile de salut, monument glorieux,
Gag^ saint du repos de nos derniers neVeux.
ÂQTE PBEMII^ 1«1
Mais qu'avant les beaux jours il est de jours d'orage... Que de sang! que de pleurs ! Quel horrible carnage! Pour qui sont ces poignards? Que veulent ces bourreaux , Mon père, voyez- vous s'élever trois tombeaux? Oui, des meurtres bientèl vont 'Souiller cette enceinte! Je sens là, là, mon père, wie, effroyable éjtreinjte. ^ Adieu, toi que faimaisl... Toi Chilpéric aussi, Chelle... On a dit qu'un roi devait mourir ici. Vous le savez, mon père, et des accents funèbres Hier retentissaient à travers les téoèbres. Alice ^ parez-moi, mon époux va venir, Cest le jour de l'hymen et je vous vois gémir.
SIGISMOND
Sa raison...
Ma raison! Yoyc^z ce diadème.
Jamais de la sagesse a-t-il été l'emblème? A quelle reine ici donna-t-il des vertus? Je suis reine à mon tour, et ma raison n'est plus.
SIGISnOND.
Ali! revenez à viips^
(Qvige garde t« rilaiio»«l c&erdie li râsséik/bler ses tdées. Toat-4i-cotip eUê saisie il main de son père. . la puria è sao -fmt. Las gealas dp SigUmond ïtidiqueiil aadoalenr.)
ELVIGE.
Vous pleurez votre fillew Pourquoi?... N'est-elle plus digne de sa famille? Pour vous rendre vos droits, seigneur, j'obéirai. Taurais voulu mourir; je fais. plus, je vivrai.
!)». Pfté6É60NDE.