SCÈNE VIIL
CHILPÉRIC, LïîUDASTE, lîN OFFICIER.
Près dlci, sous ces murs secrètement condtiits» Les chefis des Bourguignons, sire /sont réunis. Seul, loin de votre cane^t sa^ garde, sans défense, Contre la trahison que pourra la , vaillance ? S-il en est temps encor^ de Chelle éloignez-vous. Entouré ,d*eanemis» que faire, contre tous? Du faroucbe Gontran vous connaissez la rage. Sur vous, de Frédégonde, il, vengerait Feutrage.
Les chefs des Bourguignons ont tenu leurs serments,
(Al'ofileier.}
Allez 9 vous leur direz q»*ioi je les* attends.
( L'officier sort. ) LEfJDASTE.
Et vous comptez sur eux?
GHILPÉRIC.
Un trèn» illé^tim^ Est im frêle édifice él»v6 sur rabliite.
9M .[fVÈDimmm
Du Bourguignon courbé sous un cruel pouvoir, Le sang de' Gondebaud est aujourd^htii Téspbih De Gontran, de ce traître, abandonnant la cause, Ces chefs ont écouté ce qUe je leur propose. A âia yoYKy en «ecrel, ils- tiennent ai ces lieux. Bientôt ils apprendront ce que j*exi§e dVox.
LEUDÀSTB.
Sigismond vous donn^iit sa. fille pour un trône.
CHILPÉRIC
Un trône !.. A-t-U compté sur cette riche aumône? Pauvre roi mendiant, sans Etats ni sujets.
( Il réfléchit. )
L'approche de ces chefii Mt dianger mes projets. Assez de sang humain a souillé cette terrjd» Chacun doit désirer une paix nécessaire.
ikUDÀSTB»
Gomment dicter la paix au milieu des poignarda, Lorsque vos ennemis menacent ces remparts , Quand la mort est partout, quand nne maîù sanglante Répand autour de vous le crime et l'épouvante ? Vainement Frédégonde est liée à Fautel, Elle vit, du serpent le s^ard est mortel. Aa bruit de cet hymen quelle sera sa haine?. Et si la trahison osait briser sa chaîne > Seigneur». si libre un. jour...
CHILPÉRIC
Ta! prévu le danger.
LEUDASTB.
Ce danger, sans frémir qui peut Tenvisager? D'un peuple de guerriers, fascendant redoutable. Malgré tous vos. effôtts, vous suit et tons aoeakk.