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SCÈNE PREMIÈRE

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(Elle est ainse , appuyée prte d'une uble, ei parait ensaveUe dalla une méditatiaa

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Tu régnais, Chilpéric, et ta main inhabile S*agitait vainement sur un peuple indocile. Sans talent, sans pouvoir, esclave couronné. Tu régnais et le trône était abandonné. Jouet des nations que tu voulais conduire. Ton bras au précipice avait poussé Tempire. Enfin de faute en faute, arrivé sur le bord. Il ne te restait plus d'asile que la mort. Je vins, je ranimai ta force chancelante. Je fis parler pour toi le. glaive et répouvante. Je ramenai ce peuple aux bornes du devoir. Il ignorait son maître, et je le lui fis voir. Tu tremblais, accablé sous la main étrangère; ' A ma voix Tétranger rentra dans la poussière.

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Des frères sans pitié se dtspotaieQt ton suig. Le poignard qu'ila levaient retomba dans leur flanc. De la nécessité lorsque la loi terrible Exigeait nn forfeit, à moh-même iosimsibie, Ten pris sor moi l'opprobre et t'en laissai le finiit; De succès en succès ainsi je f ai conduit. Bientôt de ta faiblesse on perdit la mémoire. Et tu parus couvert d*an prestige de gloire. Tels étaient mes bienfaits, et quel en fût le prix? Le doute, le soupçon, la baine, le mépris. Roi sans foi, sourd au cri de la reconnaissance. Tu voulus m'avilir au regard de la France. Dans le fond d'un cachot, sons ce voile honteux, L^on osa me contraindre à prononcer des vœox. Je n'en ai fait qu'un seul, celui de la vengeance, Il sera bien gardé. Mais une telle offense Etait peu. Qui t'amène aujourd'hui dan^i ces lieux? L'amour I Oui, [elle souriQ j'aime à voir Ghiipéric amoureux. Tu veux me dépouiller même du nom d'épouse , Hélas! de ce nom seul j'étais encor jalouse. Si la reconnaissance est déjà loin de toi. Il y restait du moins un salutaire effroi. Incapable de bien, tu le souffrais. L'empire Profitait des vertus que tu n'osais proscrire. Ce peuple prospérait à l'ombre de mon bras. Heureux de tout le mai que tu ne faisais pas. i Cette crainte n'est plus, et dans ta folie axidace. Tu crois qu'une autre ici peut occuper ma place, Tu le crois et je vis. De nouveau tu prétends Appeler l'étranger sur la terre des Francs; Unir deux nations sous un même esclavage. Détruire jusqu'au nom d'un peuple, mon ouvrage.

' ( Elle se lèTe et panU altendre. }

Landri ne revient pas, qui peut le retenir?

SI2 . . FiUâDÉ^Ol^Ë.

Tout ce qui m*œ?iroiiiie ioi me fait souffrir. Sont«ce dêd ehauts d'amour qui frappent mon oreille? Quels accents et quel9 vœux? Je ne sais si je veille; Je n*en crois pas mes sens, et mon cœur a douté De tant d'ingratitude et de déloyauté.

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