ACTE TROIS^MË
Je Tentendis aux pieds de Tépouse nouvelle Prononcer le serment d*ètre \ jamais fidèle.
Sans donte cette épouse est digne de son choix. *
LANBRI.
Elle est belles
FRiDÉGOITDB.
Vraiment. Belle ; voilà ses droits !
Mais j'étais belle aussi... C'est donc cette journée Qui doit voir accomplir ce charmant hymepée? Parlez.
# LAin>RI. -
Je vous Fai dit. Les ministres du ciel Déjà parent le temple <et disposent Fautel. Voyez sur ces créneaux que le soleil éefaîre D'Elvige et Ghilpéric déployer la bannière.
FRfiDjÊGOKDB oj^^Toche et regard^.
Mon cœur est satisfait. Plus de doute; j'ai vu. Quand tout me l'attestait, je ne l'avais pas cru. Frédégoqdd, enchaînée au fond d^un monastère ^ En vain exhalera sa rage et sa colère, Ont^ils dit; nous pouvons la bravtsr san^ danger. Frédégonde ntest plus et ne peut se venger. Je suis. Malheur au traître... Et toi, beauté fatale, Sais-tu que Frédégonde est encor ta rivale; Que ce trône est le prix de vingt ans de douleur. Que tu ne l'c^tiendras qu'en m'arrachant le cœur? Va, malgré tes efforts, je suis épouse et reine, Et je saurai mourir ou vivre en souveraine. Contran a-t-*il vers nous envoyé ses amis?
2I« FRjtoÉGCWDIS. /
LANDÀI. I
Non, madame, et je crains que ce secours promis... 1
FRBOÉGONDB.
Il paraîtra bientôt, oui, j'en ai Fassurance.
Gontran me donna-t-il une vaine espérance
Quand il me promettait ce jour de liberté?
Son intérêt répond de «a sincérité.
Bientôt mes ennemis seront en ma puissance.
Rassurez ces guerriers unis à ma vengeance.
Qu'ont-ils .à redouter? je réponds de leur sort;
Si nous étions vaincus, pour moi seule est la mort.
Clovis a vu le roi.
LANDRI
Banni de sa présence, n va cacher an loin sa pénible existence.
FRËDt60Nt»B.
Il s'éloigne ? Qu*il reste... Ooffrez^, je veux le voir.
lànbri.
Lui! ciel! Que dites-vous? Craignez son désespoir. A-t-il donc oublié le meurtre d'Audouère? Sous vos coups sont tombés et la sGBiir et le ffère, I Hélas! à votre nom il frémira d'horreur.
FRËDÉGONDE.
Allez « je puis d*un mot apaiser sa foraur. Voyez, dans ce montént écouté*je la mienne? Il est des intérêts plus puissants que la àaiiie. Qu'il ignore pourtant où vous le conduirez. Une femme le mande et vous le lui direz.