ACTE DEUXIÈME
ÀBIUS.
Hélas! quels défenseurs couvriront les remparts? Le peuple tout entier vers lui se préttpite , Et votre garde même irait grossir sa suite. Craignez de compromettre un trop faible pouvoir, Madame, Constantin est votre seul espoir. Lui seul terrible à tous, à ce fier adversaire Peut encore inspirer un effroi salutaire. Qéomène est parti. Demain avec le jour L'empereur dans ces murs doit être de retour; Mais jusqu^à ce moment c'est de votre prudence, Cest du secret surtout, du plus profond silence Que dépend votre sort, que peut dépendre un fils. Objet de tant de soins et de si longs soucis. Cachez bien à Grispus les: ordres de son père. Taisez ce qu'on a fait, ce qu*on a voulu faire, n suffit qu'un seul jour il puisse l'ignorer.
fàusta.
Lorsque tant de témoins.... Dois-je encore l'espérer? Enfin l'ignora-t-il, si le sort de la guerre Etait à mon époux en ce moment contraire. S'il tarde un seul instant.... Il ne tardera pas. Allez trouver Grispus. Pour arrêter ses pas Employez tour-à-tour et promesse et menace, Intimidez son cœur' ou flattez son audace; Dites-lui que jf veux l'accueillir aujourd'hui Avec un éclat digne et du trône et île lui; Dites que par mes soins un tnomphe s'apprête, Qae moi-même je dois présider à la fête. Pour tromper ses soupçons, pour éblouir ses s^ns, Prodiguez Tespérânce et Tor. et les présens; Faites même à ses yeux briller le diadêmet.
4fi . ÇWSTàNTfN. /
Et moi da saint pontife implorant Fanathême, A sa gloire profane, à ses toupables Tœux J'opposerai i*autel et le courroux d^s cieux« Si par vos çoirts demain nu. rjetour de ratirore. Hors des murs (jie Bysiance il se trouvait encore , Ses eSorts sera&t vain», il n-y rentrera plos.