ACTE DEUXIÈME
ABNBR.
Laissez-le m^accuser. .Il est t|Udqtte courage Pour servir son pays à supporter Toutrage.
JONATHAS
Démasquer les méchants dans leur iniquité. Est un devoir aussi. J>i dit la vérité.
SAUL
Ah! qui peut t'inspirer ce zèle téméraire? Insensé! De mon sceptre es-tu dépositaire? Qui t*a chargé du soin de peser mes décrets? Doîs-je donc à mon fils compté de mes projets? Au trône, à la patrie, ii faut une victime: Quand le coupable est grand , Tindulgence est un crime. Et la main de celui qui ne sait pas punir Se souille des forfaits qu^elle eut pu prévenir. Soldats, obéissez; courez chez le grand-prêtre, Qu^on y cherche David, qu'on saisisse le traître. Je veux briser enfin un pouvoir odieux; Qu^il soit chargé de fers et conduit en ces lieux.
JONATHAS
De ses nobles travaux voilà la récompense; Oserez- vous, soldats, soutenir sa présence?
(A Safil.) I. .
Craignez de réveiller la haine d'Israël^ Et redoutez surtout, redoutez Samuel.
Contre vous je le vols, prononçant Tanathème, Dépouiller votre front du sacré diadèmys. >
( Safil par nn geste renouvelle l'ordre donoé.aux soldais, qui s'éloignqnt.)
Us courent immoler leur appui, leur sauveur! Mais il ne mourra point sans trouver un vengeur.
30^" sm. '
SCÈKË VI.
SAUL, ÂBNER.
Saut a trop longtemps partagé^ sa covtttmiàë; Qae Samuel enfiu descende de son trône. Ton roi te reste, Abner, contre tes ennemis. A ton zèle constant je destine un granf prr5(. Tu chéris Zéira, je fen ai |ugé digne.
ÀBNEK.
Je n*ai pas mérité cette faveut iftaiigiie.
SAVt.
Tes services passés t'acquittent envers moi. Qui sert bien sa pairie est digne de son roi.