ACTE DEUIIEME
Sab-ta ce qu'est David? Q«« cette ame si belle A lfL.,voJi^ du devoir ne^ peut être infidèle? Les oracles souvent offrent un sens douteux , Et Ton peut s'abuser en se'giAdant par eux.. Pour condamner celui qu'un peuple entier ^ révère. Songe qu'il ne faut pas une preuve légère. Israël veut qu'il vive, et le saog du soldat Appartient ^ins au roi qf'au peuple, qu'à TEtat. Ah! s'il est innocent» épargne rinnoceuce^, S'il osa t'offenser, pardonne à son offense. Sur lui laisse tomber un regard de douceur; Sois plutôt son appui que son persécuteur.
Ma fille, voulez-vous conserver roa tendresse?
ZÉIRA.
Mon père...
Cessez donc un discours qui me blesse; L'ennemi de son roi ne peut prétendre à vous. J*ai pour vous, Zéïra, fait choix d'un autre époux.
zéiHà.
Un autre époux, grand Dieu!
SAUt.
D'où naît cette surprise?
ZfilRA.
J'appartiens à David, ma main lui fut promise. Je l'aime.
904 SAUL
SAUL
Vous raimez! L'aimer, c'est nie iiatr.
Vous haïr! Vous, mon père!
SAUL
Eu sachant m'obétr, Ma fille prouvera quel est celui qu'elle aime. Vous connaîtrez bientôt ma volonté suprême , Allez.
ZÉIRA.
Punissez^mbi , je subirai mon sort.
Mais qu'Abner...
SAUL
Laissez-nous.
ZfilRA.
• Ah ! donnez-moi la mort.