SCÈNE m
ABNER , ZliiRA , IRMA , TItQUPE DE JEUNES PILLES.
Fier du choix de mon roi, c'est à vos pieds, madame... Que vois-je? Abner!.^
Calmez le trouble de votre ame.
Cest Fami de Saûl, un époux, un amapt-*^
316 SÀÙL.
ZÉIRÀ.
Eh bien! Que me Teux-tu, misérable instrument D'injustice et de haine? Avide de victimes, Viens-tu jusqu'en ces lieux tramer de nouveaux crimes?
ÀBNBR.
Quels sont donc les forfaits qui souillèrent mon brast
ZfilRA.
Tes forfaits! tes forfaits? Tu ne les connais pas? Regarde, à ton aspect Tionocence frissonne. Tu ne les connais pas? Toi, Tennemi du trône. Qui médites la mort d'un roi ton bienfaiteur; Dans son cœur égaré, toi, qui versant Terreur, Contre un héros que j'aime excite sa colère* Toi, monstre! toi, bourreau! dont la voix sanguinaire Encourageait au meurtre un peuple furieux. Mais lorsque Samuel te maudit à mes yeux. Quand sa voix déversait l'opprobre sur ta tète, Que ne te vengeais-tu de ce faible prophète? Dis-moi , quand tu tenais le glaive sur son sein , Quel pouvoir fit tomber le poignard de ta main? Ah! qu'ils sont impuissants ces tyrans de la terre Auprès de ce Dieu for< qui lance le tonnerre! ^ Espérant me tromper par ta feinte douceur. Tu venais , je le vois , . me vanter ton ardeur ; Cesse d'entretenir une tendresse vaine.
L'amitié du méchant est pire que sa haine. Je te haïrais moins parmi ntos ennemis. Du sang de l'innocent ma main n'est pas le prix. Moi« réponse d'Abner! Ah! suis- je sa complice? Quel crime punit-on d'un semblable supplice? Si j'avais à choisir d'Abner ou du trépas. Crois bien que Zéîra ne balancerait pas.