‹ Sujets dramatiquesChapitre 226 sur 394 · ACTE QUAaSUÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUAaSUÈME

La révolte un instant a calmé sa fweur,

Calme affreux, de la mort sinistre avant-coureur.

Hideux est l'avenir , et mon œil le cpntâinple.

Les anciens des tribus , rassemblés dans le temple^ •

Vont m'apporter les fers qu'ils ont osé forger.

Us veulent m'avilir avant d^ m'égorger.

Je ne résiste plus au feu qui me. dévore,

U faut du sang, Abner, du sang, du sang encore.

Qu'il retombe sur moi, mtds que je sois vengé!

Saûl ne craint plus rien puisque Dieu Ta jugé.

Il faut que David meure, il le fa^t, ce jour n^e.

Je ne puis qu'à ce prix sauver le diadème!

Demain il est trop tard, il triomphe, il est roi.

Et Saûl.... 0 fureur 4 Viens, Abnel*^ viens, suis-moi.

Suis-moi, couroltt au temple, aux {Ms mftmes du prêtre,

Aux yeux de tous les siens, viena» immolons le traîtres

ABNB&.

Quel transport vous égare? Ah! seigneur, arrêtez! Au-devant de ses coups vous vous précipitez* Non, ce n^est pas ainsi que vous pourrez l'abattre. Et vous succomberez avatat que de combattre. Nous luttons vainement contre l'arrêt du sort. C'est par un autre bras qu'il recevra la mort. Le ciel s'est prononcé, prince, jugez vous-même Si Ton peut se soustraire à son ordre suprême. Pour frapper le coupable il demande un forfait. Vous redirai-je ici ce que nous avons fait? A-t-il un seul effort ^.redouter' encore? Qu'attendre, qu'espérer? Pensez-vous qu'il ignpre Vos craintes, vos desseins et la haine d'Abaer? Mille bras de son flanc détourneront le fer.

sas SAUL*

Voyez un peuple entier gui veille sur sa tête, Comptez les boucliers qui couvrent sa retraite; Votre sceptre a fléchi, craignez de Favilir: C'est dans Fombre , seigneur , qu'un fourbe doit mourir» Obéissez au Dieu dont la voix tutélaire • Vous dicta dans Gaza ce qui vous reste à faire.

SAUL

Oui... Baal... il est vrai...

ÀBIIBR.

(( De funestes amours » Des succès de David arrêteront le cours. » Il aime Zéïra.

( Safll feit m ^té d'effiroi. Abner conthaiM aprbs an moment de Mlenee. )

Telle est la violence De ces scrupules vains, enfants de rignorance, Que d'indignes frayeurs, moi-même tourmenté. J'ose à peine à vos yeux montrer la vérité.

ftAUL.

Spectre qui me poursuit.

ABiqiR.

Au nom de la patrie.

De votre ame, un instant, rappelez l'énergie. Ce que dans un sujet réprouveraient les cieux Est souvent pour un prince un devoir rigoureux. Au vainqueur, quel qu'il soit, le peuple est favorable, Et celui qui succombe est toujours le coupable. Prince, rappelez- vous l'oracle de Baal:

Une femme, a-t-il dit, tient le glaive fatal, Uoe femme vous sauve et punit le rebelle. Cette femme, seigneur, a paru.

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