ACTE TB0IBIÈ1HE
DORTILLË, réfléchissant,
Pourrai-je, cher d'Albert, m*élever contre toiV J'en aurais le courage? '
Il tiendrai^ du prodige; Mm uie signature est tout ce qu'on exige. Le mémoire est tout fait, lisez « il esst fort doux*
mJR VILLE, Uàmt.' Fort doux! Que^ douceur!
QuHl soit sigué de veus.
( OorTiU« ligne en soupirant. }
Pleurez, cela roulage.
nOBYILLB.
0 mon Dieu!
LE DUC. , iriM
Belle affaire!
Aimiez-vous mieux tomber avec le ministère?
Ah! C'est un grand effort»
LB nue'. ' Allons.
POBTILLB. ' L
Ah^. lié&ité : .
LB I)l}(^.
Non, du tout.
BORYILLB.
J'en appelle à la postérité.
Avant la fin du jour la pièce va paraître ;
( Dorrillc faiViiQ mouvemept. )
Il faut tiien qu'à la Chambre on puisse la connaître.
4M LE GRAND SOMME CmZ LUI.
Du ministre défunt vou» allez béjriter.
G*est un marché conclu, vous pouvez y compter.
DORYILLE. .
Croyez-vous que mon cœur aspire à la puissance? Non, je ne veux ici que le bien de la France. G^est pour elle aujourd'hui que, bravant les propos... Quand pourrai- je goûter la douceur du repos? Quand pourrai-je, pais&Ie, au fond d'une campagne, M*associer enfin une aimable compagne?
LS DUC
Ahl Vous en trouverez de reste dans Paris.
Mais je dois cependant vous donner un avis.
En changeant de côté, comme Ton vous eu presse.
Je vous conseille aussi de changer de maltresse.
La dame a dans ces lieux acquis certain renom
Qui, parmi nos amis, ne fiafire pas trop bon.
Nous sommes très moraux et c'est une ame forte.
Tout franc, vous feriez bien de la mettre à la porte.
Je sais que Ton disait qu^Ia projet d'union...
Elle devait alors avoir un million.
Même deux , mais en vain la dame les espère.
non VILLE.
Vous appréciez mal, monsieur v mon caractère. L'argent n'est rien pour moi.
LE BtJC. .
Mais moi , noble indigent , Je ne connais que l'or préférable à l'argent.
DOBVILIA.
Ministre! Hier encor un avenir paisible...
D'un ministère, (^ ciel, que Taspect est terrible!