SCÈNE XIII
DORVILLE , KERINGLIN , ALIBON travaillant.
DOBVILLB.
Et que dit-on de moi dans la Basse-Bretagne ?
KBBINGLIH.
Ma foi! L'on n'en dit rien. Au fait, qu'en dirait-on? Vous êtes honnête homme, et chez nous l'on est bon.
DOBYILLE.
Je vois que vous Usez rarement la gazette.
'4^4 LE GRAND HOKf^ CH^Z LUI.
La lecture, à présent, ihe fait mal à Ta tête. Je lisais tous les jours , quatid j'ëtais écdlier, Mais, depuis quatasteaûs, ce n'est plus mon métier.
DORVILLB.
Et n*y parle-t-on pas dé mon dernier ouvrage?
KERINGLIN,
Ah ! ' Vous êtes auteur ! Vous avez dû t^ui^ge. Ce doit être un métier bien ennuyeux ?
Ddkvîtt^.
Pourquoi ?
KERINGLIK.
Taîme mieux qu^àujoiird'tiiii vous 1^ soyez que moi.
tORVILLÉ.
Enfin, de mes discours, on dit bien quelque chose?
ktRimsLm.'
Oui, pendant le boston, qœlquefQi? on en çau^. On les trpuvé assez beaux, cependant un jpeu longs; Ils mangent, disent-ils , le quart des feuilletons.
•JII4IBON, à pari.
Notre ami de Guingamp.est.ebtche de louange.
DÔRVILLS. i .
On ne m'applaudit pas ?
ÀLIBOk.
Là langue me démange.
Si fait, quant au solide, on fait de vous grand cas. J*ai dobc dto iMirtlâàMld ?
KBRU(GUlf.
Oh! Vous n'en manquez )[)as.
DORVILLE
Qae disent-ils?
KERINGLIIf.
Qu'ici vous faites vos affaires, Que pour vous tous les oaois m achète des terres. Ils prétendent aussi, cela dit entre nous. Que vous êtes... [Il rit)
Quoi donc?
kkRinî&tiN.
Un bon vivant;
DORVILLE
Moi?
KBRii^iaiaN*
Votfs.
Que voU$ avez le don de s(^duirè les belles. Et que vous renconthz rarement des icruellés.
dorV'AJiîe.
Âh! Cessez ceÈ prôp'ôs.