ACTE TROISIÈME
KSBUfGLIN.
Moi ? Qoe Tovlez-vous donc , 8*il tous plaît, que j'en fasse? Je sois un gentilhomme, et je vis de mon bien , Et pour ?ous dire tout, je ne suis bon à rien.
ÀLIBOIf.
Raison de plus.
KBKIKGUR.
Vraiment! Si l*on n*a rien à faire.
Si l^on est bien payé, c'est assez non affaire. Mais deux endroits vont seuls à ma pauvre santé: Guingamp pendant l'hiver, mon château dans l'été; Dans l'un et Tautre lieu, s'il n^est pas de vacance, Je n^accepterai pas une autre résidence.
ÀLIBON.
Mais là, précisément, c'est malaisé.
KSRINGLIN.
Sur quoi, Très humble serviteur: je ne veux pas d'emploi. Et puis, s'il faut rester cloué sur une chaise. Ce n*est du tout mon fait; j'aime à vivre à mon aise; Sortir quand il me plaît, ou bien rester chez nous. Bref, il n'est rien de tel que de planter ses choux.
ÀLIBON.
Bravo! J'estime fort une telle logique.
KBRINGLm.
Pourtant , je veux , monsieur, vous faire une supplique: Puisque de la maison vous êtes habitant, J'aurai recours à vous, en un cas important :
Je n'ai pas déjeuné. C'est ce soîr que Ton* dîne; Veuillez me présenter au chef de la cuisine, Et pcNir icabner la fakn, dont jo sans Ttiguilkm, Sollicitçr pour moi la feveur • d'un booiUon*
ALIBON.
Très volontiers. Allons.
Ah ! Que' je suis sensible !
Dites- moi, sans façon, ètes-TOUS éiigible?
AI^mON.
Moi, non.
KBRIIfGLm.
Que c'est dommage ! Avec tant de bonté ,' Que ?ous méritez bien d*ètre aussi député.