‹ Sujets dramatiquesChapitre 315 sur 394 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ALIBON, M«»« BERARD.

M^« BERARD

Dieu ! Quel méchant démon est tombé dans cea lieux* Qui nous délivrera d'un être insupportable? Cest qqelque trahison, an complot effroyable.

ÀUBON.

Notre élecleur, au fait, est un peu sans façon. Enfin, que voulez-vous, madame, il est breton.

aime BBBÀRD.

Sans façon ! C*est un monstre. Avec cette indécence On n'a jamais traité le rang et la puissance. Le baron de Dorville appelé notre ami.

ÀLIBON.

Dans son département ils sont tous faits ainsi*

M»* BEBàBD.

Aux élans du génie opposant la sottise,

Il ne peut dire un mot qu'il ne le contredise.

Bien mieux, il Tapostrophe, il Tose rudoyer,

Avant la fin du jour il va le tutoyer.

Le baron, entouré de graves personnages.

Oppose noblement la douceur aux outrages.

Mais son front, malgré lui, décèle ses tourments;

Il en sera malade, Alibon, je le sens.

Oui, je le sens, hélas! à ma propre soufirance.

* ALIBON.

A la Chambre il a pris leçon de patience.

W^^ BBBARD.

Pour obtenir la paix, de la main, du regard. En vain je faisais signe à ce lourd campagnard. Il ne comprenait rien ; ou plutôt j'imagine Qu'il a cru que j'étais éprise de sa mine. Car soudain il s'est mis à faire les yeux doux. D'effroi j'ai pris la fuite et j'ai recours à vous.

Page 1