Scène 4. — les PRicÉMNTS, dom henri, mokbazb, èléo
NORB, BRrrO, lima, SOITE du roi, troupe de fCMMES, GARDES.
— Les cheeurs continuent. Us chantent l'hymen qa'on va célébrer. Mombaze demande, à part, à Sierra, si tout est prêt. Il doit frapper aussitôt après que le oui des époux aura été prononcé. Le roi témoigne à Eléonore sa surprise de l'abattement où il la voit; il veut savoir si cette union, qu'elle semblait désirer, a cessé de lui plaire? — Cette union comble tous mes vœux, répond-elle. A ces mots,
un long gémissement sort du tombeau. Effroi générai. C'est la voix de Sébastien , dit à part Eléonore; il me reproche mon paijnre. ~* Le roi Teat connaître qnelte est la canse de ce bruit étrange; on la cherche en vain, et Mombaze l'attribue à un soldat qui vient de tomber atteint d'un mai subit. Le roi ordonne d'achever la cérémonie. Eléonore et Mombaze approchent de Tautel, le prêtre est entre eux. Sierra se place près du roi. Les conjurés Tenvironnent. Deux se rapprochent de Brito. Une musique lugubre se &it entendre. Mombaze et Eléonore se mettent à genoux au pied de l'autel.
Le prêtre: comte de Mombaze, consentez-vous À prendre pour épouse Eléonore de Bragance? Mombaze: oui, et je lai jure amour et fidélité. Le prêtre prend la main du comte pour l'unir à celle de la duchesse. Sierra fait un signe. Les conjurés s'apprêtent à frapper.
Le prêtrie : Eléonore, duchesse de Bragance, consentezvous à devenir l'épouse du comte de Mombaze ? — Eléonore va répondre. Les mains des deux époux vont être unies. On voit les conjurés attentifs au signal. Au moment où Eléonore lève la tête pour parler, l'heure sonne. Une voix terrible s'écrie : arrêtez.
Scène 5. — les priécédents , dom Sébastien. — Eléonore pousse un cri et tombe expirante sur l'autel. Dom Henri et tous les spectateurs sont saisis d'épouvante ; les conjurés se jettent à genoux. Mombaze, penché sur le corps de la duchesse, que ses femmes et ses officiers emportent, veut l'accompagner. Sébastien l'arrête par un geste impératif, et d'une voix sinistre : comte de Mombaze, je remplis ma promesse ; ton heure est arrivée. [A Dom Henri,) Roi trop faible , le serpent que tu as réchauffé dans ton sein est prêt à t'étouffer ; vois à tes pieds les meurtriers qu'il arma contre toi , ils n'attendent que son signal pour te frapper. Parle» Sierra, Sébastien te l'ordonne. Sierra, éperdu de terreur, avoue son crime et accuse Mombaze. Sébastien fait signe aux gardes d'approcher. Au moment où ils vont saisir
tm SSSiJS DUAMATIQUES.
Mombaze, celui-ci s'écrie: puisque le ciel et Teofer sont coatre moi, puisqu'ils m'enlèvent tout ce qui m'attache à la vie, mourons. Il se frappe de son poignard. — Sébastien: l'arrêt est accompli, ma mission est finie sur la terre; règne, Dom Henri , je te cède joioa trdne , jnais r^e par toi-même et que ta faiblesse ne cause pas le malbcur de ton peuple. [S'adressant à la foah.) Peuple de Portugal, adieu! Sébastien veille sur vous; celui qui fut votre roi vous pardonne et vous bénit; mais si vous voulez que sa bénédiction soit ratifiée par le ciel et qu'une apparition funeste ne trouble plus la paix de ces lieux, gardez-vous d'approfpndir les secrets de la tombe. — Tous se prosternent, Sébastien s'éloigne à pas lents; un chœur de voix lointaines se lait entendre. La toile tombe.
FIN BE LA PIÈCB
NOTE No 5.
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