SCÈNE PREMIÈRE
ARIU8, GLlîOMÈnrE.
iAIUS.
Venez, noble gaerrîer, approchez, Gléoméne, (Test au nom (Je Fadsta, de votre souveraine. C'est au nom de Constance , au jotir d'e nos snccès , Qu^Arîus, un ami, vous mande en ce palais. Des volontés des rois VEMhéi qui dispose De la rdigioa fait triono^her la cause.
4 CONSTANTIN
Fausta de son époux a dessillé les yeux.
Le farouche héritier que repoussaient les deux ,
Le ûls de Minervine est écarté du trône.
Constantin à Constance assure la couronne;
La pourpre des Césars, qu*il lui donne aujourdliai.
Promet au nom chrétien un glorieux appui.
Voilà ce que Fausta mWdonne de tous dire.
Voilà ce que bientôt apprendra tout Tempire.
Mais redoutant encor de secrets ennemis,
Avant que dans Byzance on proclame son fils,
L^impératrice , au nom d^un époux et d'un maître.
Veut ici du sénat le faire reconnaître.
C^est pour ce noble soin qu'il vient en ce moment.
CLÉOMÈNB.
Tai dès longtemps prévu ce grand événement.
Seigneur; mère, régente, et de ses droits jalouse,
Fausta devait haïr le fils d'une autre épouse.
Fruit d'un premier hymen, Crispus, cher au Romain,
Etait moins à ses yeux le sang de Constantin
Qu'un rival dangereux pour Constance et pour elle;
Ce jour a décidé cette grande querelle,
Et Crispus voit passer ce sceptre triomphant
Dans les mains de son frère à peine adolescent.
Mais pensez-vous qu'il souffire un si cruel outrage,
Qu'il laisse impunément ravir son héritage?
A quels excès, seigneur, à quels transports affreux
Ne va pas se livrer ce cœur impétueux.
Ce jeune homme superbe, avide de puissance,
En se voyant privé des droits de sa naissance!
ÀRIUS.
Crispus, loin de ces bords, n^est plus à redouter.