LES PRÉCÉDENTS, CONSTANTIN, SUITE
CONSTANTIN y à ses officier S.
Que du palais Teneeinte soit fermée, Et dès qu'à Thorizon paraîtra mon armée, Qu^on soit prêt à me suivre! Et vous, veilîez, soldats.
(Une partie des soldats sort.)
La révolte triomphe et des sujets ingrats , Madame, opt méconnu la présence d'un maître. Par de nouveana^ efforts je les vaincrai peui-être ; Mais le sort desi combats est touiours incertain. Si Dieu, Dieu tôut-ipuissant , m>'a retiré sa main, En l>ii^|e aux faction^, en proie à leur furie. Je ^e veux pas laisser succombef la patrie. A l'empire, eu mourant, je dois un successeur: Qu'il soit digne de moi, digne de sa grandeur!
72 CONSTANTIN
Cette foule égarée, aveugle dans sa haine. Contre son souverain vainement se déchaîne. En dépit de sa rage et son iniquité , Je veux veiller encore à sa félicité ; Et libre de terreur ainsi que de colère, Mon choix sera dicté par un devoir austère.
( A «n offidtr. }
Le sénat peut entrer.
LACTiJfCB.
Si Tun de vos sujets Ose élever la voix sur ces grands intérêts. Souffrez que pour un fils, Lactance vous implore. Seigneur, de vôtre amour ce fils est digne encore. Ah! ne le jugez pas sur un moment d'erreur. Interrogez sa vie, interrogez son cœur.
Bouillant, mais généreux, au jour de la victoire, A vous seul , à son père il reportait sa gloire ; Et qui Taccuse ici peut dire si son bras Contre Thonneur du trône eut armé ses soldats.