‹ Sujets dramatiquesChapitre 7 sur 394 · A1IU · texte numérisé non relu

A1IU

Livrez-vous sans contrainte à sa douceur, ipadame. Autour de tous encore il n*est que des amis.

Celui quç Fou coftre^ine, Arius, est mon fite. C'est mon âUl oe n'eet pas Q»lui de l'^angôro. Qu'en ce mo^pt je sdiis le heoheur d^ètre ntère! Tu régneras» Con^uc^. Oui, le bandeau des rois Bientôt ceindra ton front Quelque jour tes exploits Honoreront Tempire, ils rempliront la terre, Tu seras un héros, et moi je suis ta mère. Cléomène, approchez, je ne sais pas rougir Devant vous des transports d'un si juste plaisir;

AdE' I^MMIER. 9

Voas avez autrefois protégé mon enfance,

Si TOUS aimez Fausta, vous chérissez Constance.

Que ne pouvéz-vous vèîr ce qu^fl m'en a coûté

Pour arriver au but si longtemps disputé,

Pour attendrir le cœar d*iHi père inexorable.

Pour obtenir de Dieu la chute du coupable!

Que de soins! que de ipleursl que de vœux solennels!

Que de fois j*implorai, j^émbrassai les autels!

Que de nuits sur la cendre et dans un jeftne austfei^;

Que de jours prosternée au pied du sanctuaire!

Le ciel ne fut jamais insensible à mes cris.

Toujours il me guida par de secrets avis,

C'est lui qui m'inspirait lorsque notre adversaire

Par mes soins éloigné, séparé de son père.

Porté par nos vaisseaux sur 4e9 bords étrangers,

Alla chercher la guerre et de nouveaux dangers.

Oui, toos^nême, Arlus, blâmiez rna confiance.

lagez^n maintenant: sans cette longue absence

Du fils de Minervine, ah! soyez-en certain.

Jamais je n'aurais pu détacher Constantin.

En vain de ses fureurs^ dans Byjsance alarmée,

Il effrayait le peuple, il étonnait Tarmée;

En vain il outrageait et la terre et les cieux.

Un prestige d^ gloire avait séduit les yeux;

Le titre de César , qu'arrachait sa vaillance ,

Le droit qu'il prétendait tenir de sa naissance ,

Toat rejetait mon fils au nombre des sujets;

Mes efforts sont enfin couronnés de succ^.

Sur ses vrais intérète U Tout-Puissapt éclaire

Le prince généreux qui gouverne la terre.

Mais allez, Arius, allez chercher mon fils;

A ses noQveaua^ devoirs ptréparons ses esprîts;

Qu'il vienne. Le boiiheaf loin de hii m'abandonne.

Et je veux sur son front essayer' la coaronne.

8 CONSTANTIN

Page 1