ACTE DEUXIÈME
Implorent la pitié de rivage en rivage... Pourquoi nourrir encore un stérile regret? Est-ce à moi de pleurer quand un vengeur parait ? Q vient, il vient enin, et le tyran lui-même. Semble à son ennemi livrer le diadème.
( A Antimaque. )
Dès qu'il approchera, vous viendrez m'avertir. Ce qu'il fut, ce qu'il est , je dois l'approfondir. Âh ! si le ciel propice, et malgré l'apparence... Mais sachons repousser une fausse espérance. Le destin dans ce jour a fait assez pour moi.
( Anx officiers de sa snite.)
Déjà les sénateurs sortent de chez le roi ; Unissons nos efforts, les succès en dépendent Allez, que dans le temple à Tinstant ils se rendent. Qu'ils apprennent de vous que cet ambassadeur, Marcius, a souscrit au traité protecteur, Ce traité glorieux, fruit de votre prudence. Qui rend la Macédoine à son indépendance. Vos malheurs vont finir , et quel que soit cehii Que les Dieux à régner appelient aujourd'hui, . Vous ne fléchirez pas sous un joug despotique. Tout ce peuple, ennemi du pouvoir monarchique, Servira nos projets. Â ce grand changement. Sans bruit on le prépare. Un vaste mouvement. Par mes soins, dans ces murs en ce moment s'apprête. Bientôt sur ce palais grondera la tempête. Secondez mes efforts, que Cléon, qu'Amyntas, Paraissent dans le camp, haranguent les soldats. Vous, aux pieds des autels, allez , fils de la Grèce, Entendre Marcius* confirmer sa promesse.
FIN nu DEUXIÈME ACTE.
Tant de larmes, de maux, comble de ses faveurs. Jeyoasréïids grâce, 6 Dieux, votre main secourable... Que ces fers sont pesants ! et que leur poids m^accable ; La fatigue... la faim... je me sens défaillir, 0 mon père, à tes pieds, me laisses-ta mourir?
(n s'appuie au pied de la statue de Philippe.)