SCÈNE IV
HARPALE , CLONDICUS.
HÀRPÀLS , à Clonddcus qui s'apprête à sortir.
Arrêtez, Clondicus; comptant sur votre foi,
Le monarque, aujourd'hui, vous désigne avec moi,
Parménide et Blon, pour juger un grand crime.
CLONDICUS.
Moi^ seigneur!
HARPALE.
Vous. Signez l'arrêt de la victime.
CLONDICUS.
L'arrêt !
HARPALE.
*Eh bien?
CLONDICUS.
L'arrêl!...Et qui Ta prononcé?
HARPALE.
Qui! {nsignc,)Toxk&; dans cet écrit, vous le verrez tracé.
CLONDICUS.
Eh quoi! vous me. disiez, seigneur, que j'étais juge.
.HARPALS.'
Jage et non défenseur, fidèle et non transfuge. I 6
123 PERSÉË DE ]ttAGâ)OINE.
CLONDICCS.
Sans ravoir entendu, je ne puis condamner.
harpàle.
Voulez-vous le sauver?
CLORDICUS.
Dois-je l'assassiner?
HARPALB.
Est-on un assassin en punissant un trailre?
CLONDICUS.
Eh bien ! sa trahison au grand jour doit paraître.
HARPALB.
Ne paralt-elle pas? Quel étrange soupçon! Quel est donc le coupable?.. Est-ce votre roi?
CLONDICUS.
Non ; Mais je ne dois ici de compte qu*à moi-même.
HARPALB*
Le roi pourra punir cette insolence extrême.
CLONDICUS.
Il ne punira pas qui respecte les lois.
HARPALB.
Du prince et du sujet en confondant les droits. Un soldat oserait aviUr la couronne?
cloudicus.
Un soldat osera ce que Phonneur ordonne.