‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 107 sur 243 · L.-e. *ag- (&y-w; ago; dj-a-mi, UE · texte numérisé non relu

L.-e. *ag- (&y-w; ago; dj-a-mi, UE

Latin ager; 1.-e. *agro-s; grec &yeôs ; goth. akr-s; v.-h.-all. ackar; (arm. art < *atr-, selon Pedersen, ARR XIE 2 Cfa forme eme-sal ci-contre ?); sscr. djra-. Cf.

aussi géorgien agar-1°.

L.-e. *mbhrô-s, qui se retrouve dans latin imber, dans sscr. abhrd- —nuage pluvieux (cf. avec les (eaux d'en haut » de Genèse, 1, 6-7), avest.

awra-— même sens et pluie, grec appé-s, écume (osque anafriss =1imbribus n'est pas sûr); sscr. dmbu-— eau, dmbhah —eau; a peut-être lieu d'être évoqué ici.

L.-e. *er ou *r, étre éleré, s'élever ; sscr. ar-; causatif ar-p-4y-a-ti =il fait étre élevé, 1l élève; àr-tla—

1. Cette comparaison portant sur un terme du langage enfantin n’a, bien entendu, qu’une portée toute relative. Ces sortes de mots sont quasiment des onomatopées. Ce n'en est pas moins l'un des premiers termes qui ont révélé à Oppert (Afhenœum français, 21 oct. 1854, p. 993, col. 1) l'existence d’un sumérien derrière la façade sémitique du cunéiforme babylonien.

2. Géorgien 4 17 3 — champ, maison de campagne, villa, est-il un emprunt au

grec ? En ce cas, l’on s’attendrait plutôt à une forme * $ gmlo — auras. Le CODL,

est une finale courante en caucasique méridional,

ara (accad. {enu), broyer, moudre; d’où, par extension, idée de {rapail pénible (cf. avec le travail de la meule, le plus pénible de tous) »; cf. notre familier «étre moulu »; nà ara —= pierre à

moudre, meule (accad. eru). Le

signe archaïque & représente, semble-t-1l, une pierre à broyer (le grain). Terme céréaliste (cf. pp. get 45). Se rappeler l'importance de la religion mystique des céréales dans la Méditerranée des rois-prêtres asianoégéens. Naussip'40/ ns "te quia été dit de guêur, sangu et temen. L'Asie-Egée paraît avoir été l'initiatrice du monde méditerranéen et occidental pour tout ce qui touche à la technique de la culture des grandes céréales (cf. Décaecertre, Manuel, I [1908], pp. 343 et seq.; P. Foucart, Mystères d'Eleusis; et cidessus, pp. 9, 45).

4S (accad. edu) — un. Rapproché de de latin as par Hein, p. 189 [7].

&p-vo ; lat. or-10r, or-lus; épolw, üp- VU-EL ; Êp-E-To — Dpun0n.

[.-e. *ar-— moudre; v.-perse *arta-— moulu; avest. réc. aëa- (pour *ar-la-) =moulu, broyé;iran. comm.

*4r-la-; armén. alal=— moudre; persan mod. ärd (avec a moderne) — farine; grec &héw (et son groupe), moudre. L'on notera que avest. aëadans Vendidad, V, 58, est un mot de la série liturgique, qui se retrouve aussi en sogdien, en hindi (aa < *arta-) (< Indo-eur. *ela?). Ce terme constitue un des rares vestiges du vieux vocabulaire agricole de l'indoiranien, vocabulaire perdu dans la suite. Il est entré tardivement dans le vocabulaire avestique, mais faisait, apparemment, partie d'un vieux fonds populaire, ce qui explique qu'il se soit maintenu. V. aussi plus bas, S. V. sumér. Mu =moudre.

Pour un rapport avec latin as, gén. assis, (das Ganze als Einheit »

(WaLpe2, p. 64), v. ci-contre. Cf.

avec ci-dessus, p. IV, n. I, à propos d'urudu :: rudus.

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