NÉOLITHIQUE
Hommes dolichocéphales et brachycéphales, pasteurs et cultivateurs.
Vie sociale plus avancée.
Habitations en plein air : huttes, palafittes.
Animaux domestiques et plantes cultivées ; céréales. textiles.
Industrie lithique, taillée et polie; travaux de mines. Poterie. Tissus.
Architecture primitive, monuments mégalithiques dolmens, menhirs.
« Les contrastes sont donc nombreux et frappants », conclut M. Boule... « ... le Néolithique indique un ordre de chose tout à fait nouveau, notamment l’arrivée de populations à industrie et mœurs’ très différentes de celles. des derniers Paléolithiques*... » Un puissant « apport méditerranéen » paraît indéniable. Le cosmopolitisme s’accroit considérablement, car l'on constate « un extraordinaire mélange de types‘ ». En nos pays, « il semble bien que le nombre des brachycéphales augmente peu à peu, du début à la. fin du Néolithique’ ». Or, « ces brachycéphales se confondent, d'un avis unanime, avec le type de l'Homo alpinus*... » Cette immigration n'alla, forcément, pas sans actes de violence, car l’on en trouve, semble-t-il, quelques indices’. Dans son ensemble elle paraît, toutefois (dans ses débuts du moins), s être « faite lentement, plutôt par infiltration ».
Mais cet « Homo alpinus ne saurait être que d'origine asiatique. Il se rattache à l'immense stock de brachycéphales de l'Asie centrale, lequel comprend à la fois des Blancs et des Jaunes (Mongols). C'est probablement des régions ouralo-altaïques que sont partis les premiers brachycéphales en marche vers l'Europe occidentale. Ils avaient alors quelques caractères mongoloïdes? qu'ils semblent perdre peu à peu en avançant vers l'Ouest. Leur migration a dû commencer dès la fin de la période glaciaire, en même temps. que celle de la faune des steppes de leur pays d'origine. Au début, cette migration s'est faite lentement, plutôt par infiltration que par véritable inva-