‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 192 sur 243 · V. note précédente; aussi STRABON, XV, C · texte numérisé non relu

V. note précédente; aussi STRABON, XV, C

Mage est sans étymologie en iranien, tout comme äfar$ (v. BartTuozomæ, Alhr. W.-B., Sp. 1111,S. v.); pour atar-, v. tbid., Sp. 316, et ci-dessus, p. 124. L'exposé de la doctrine sacerdotale des Mages par G. RawLiNsoN, Anc. Monarch., t. Il, pp. 322 et seq., garde encore bien de la valeur. Mage, désignant le prêtre, n'a pas passé en indien, mais a été emprunté par l'arménien sous la forme mog; persan moy, muy. Ceci paraîtrait indiquer que le culte d'afari et tout l’ensemble cosmo-théologique et liturgique qui s’y rattache faisaient originellement partie d'une couche distincte. Le foyer initial de cette religion se trouve, semble-t-il, en Arménie-

-Cappadoce-Atropatène (cf. EŸY qui = Ürartu et Akkadu). Pour *athar- dans l'Inde, v. ci- - dessus, p. 124. [l semble que cet aspect du culte du feu se soit, dès l'époque antévédique, oblitéré dans ce pays. L'on notera qu'une grande partie du lexique religieux de l'Avesta reste sans

étymologie. Citons, p. ex. : aebra- — école sacerdotale, enseignement, doctrine; advan- (sscr. ädhvan- — chemin > sacrifice); af$a- — « damnum »; ahura- (sscr. dsura-); x$vid- — lait; Cibra-

-== semence; TiStrya- — Sirius; daëena- — doctrine religieuse; daëna- — le «so: », individualité psychique et morale; daxma- — lieu où l'on dépose le cadavre.

s. V. ci-dessus, p. 140 << à M. Bouze, Les Hommes fossiles; cf, avec ci-dessous, p. 167 “et n. 1.

mortalité, au feu céleste et terrestre, au rôle de Sirius, au faucon portefoudre, à la qualité divine des céréales, etc., entre Sumer et le plus ancien monde indo-européen;

6° n'oublions point cette corrélation, si manifeste, entre ces deux mondes. sous le rapport des conceptions maîtresses touchant l'activité économique, la technicité, la productivité organisée® ; la fidélité avec laquelle le monde indoeuropéen a conservé, même, certains traits fondamentaux des institutions de Sumer : rôle éminent de la femme: ; type agricole et féodal des « village communities »*; goût inné et don de l'épopée ;

7° ajoutons les curieuses et multiples correspondances de vocabulaire‘ ;

8 le tout encadré, corroboré, mis en plus haut relief par un nombre appréciable de concordances morphologiques véritablement frappantes; il semble, dès lors, difficile d'échapper à la conclusion quelque peu surprenante, bien que précise et formelle, qu'il s'agit bien, en l'espèce d'une parenté effective.

Une déduction de cette nature eût quelque peu déconcerté un systématique tel que Schleicher. À nous elle paraît moins difficilement acceptable. La notion que nous avons de l’indo-européen s'est, il est vrai, depuis 1833, singulièrement précisée. Les analyses sont devenues bien autrement rigoureuses. Nos horizons, cependant, ne s'en sont pas moins considérablement élargis. Comme les limites exactes du « romanisme » tendent, heureusement, à perdre de leur précision doctrinaire*, celles de l'indo-européen commencent

à subir la même atténuation salutaire’.

1. V.l'index. L'unité chrétienne, l'unité bouddhique accuseraient aisément des parallélismes similaires. L'on sait que l'aigle, animal héraldique, se retrouve à l'est de l'Europe et, au: temps ancien, à Rome.

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