‹ Supplément à l'exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 2 sur 2 · CLINIQUE, MÉDECINE ET THÉRAPEUTIQUE DES ENFANTS · texte numérisé non relu

CLINIQUE, MÉDECINE ET THÉRAPEUTIQUE DES ENFANTS

296. — Quelques considérations sur Talimentation dans la moyenne et la grande enfance. La Presse médicale^ 5 novembre 1919.

Dans cette leçon, j’ai complété l’étude que j’avais abordée précédemment (255). J’ai montré les besoins alimentaires des enfants de 2 ans et demi à 15 ans et demi, les règles à observer dans leur alimentation suivant leur âge et leur poids pour subvenir à leurs besoins caloriques et à leurs besoins de substances déterminées, pour assurer l’entretien de leur organisme et leur croissance. U faut d’ailleurs choisir entre les aliments d’après leur digestibilité et ne pas trop rationner les enfants, surtout pendant la période de croissance de la puberté.

297. — Sur l’instabilité thermique chez les enfants. Bull, de la Soc. médicale des hôpitaux, 2 mai 1919.

Il est fréquent d'observer, chez des enfants bien portants, des élévations thermiques provoquées par le jeu (100). La température rectale peut atteindre 38%5 et même 39* dans la demi-heure qui suit la mise au

Les néphrites subaiguës ne sont pas rares chez les enfants. Elles revêtent le type de la néphrite albumineuse simple, de la néphrite chlorurémique (p. 142), plus rarement de la néphrite mixte, chlorurémique et azotémique (p. 146). Elles n’entraînent en général que peu ou pas de modifications de la pression artérielle ou du cœur (303).

Il est exceptionnel de rencontrer une néphrite chronique avec azotémie notable et persistante, chlorurémie, hypertension et grosse dilatation hypertrophique du cœur gauche, telle que celle observée chez un garçon de 16 ans, qui a fait l’objet d’une leçon clinique.

La néphrite a débuté vers 14 ans sans cause apparente, par de l’oedème et une albuminurie abondante. Au bout de dix-huit mois,

Ce garçon de 16 ans présente les caractères de Vinfantilisme dystrophique du type Lorrain-, il a la taille, le poids et les proportions d’un garçon de 13 ans ; il n’existe aucun signe de puberté.

On constate d’autre part des stigmates A'hérédo-syphUis et une anémie profonde; la réaction de 'Wassermann est positive.

L’arrêt de croissance s’est produit avant l’apparition des symptômes de néphrite. Il résulte d’une dystrophie totale et non pas de l’affection rénale. Celle-ci évolue suivant le type de la néphrite interstitielle des adultes. Elle est due au processus syphilitique; mais l’hérédo-syphilis détermine rarement chez les enfants des lésions aussi profondes et aussi étendues des/eins et des troubles fonctionnels aussi grands.

306. — Quelques considérations sur un enfant hémophile. Paris médical, 6 décembre 1919.

L’enfant, âgé de 6 ans, a eu les premières manifestations hémophiliques à treize mois. 11 présente des arthropathies, des ecchymoses sous-cutanées, une anémie moyenne; le sang périphérique coagule en une heure suivant le type plasmatique. Après quelques injections souscutanées de peptone de "Witte, les ecchymoses se résorbent, le sang périphérique coagule en vingt minutes seulement.

Dans une leçon faite sur ce malade, j'ai décrit les caractères cliniques de l’hémophilie et les troubles de la coagidation sanguine; ceux-ci sont moins marqués chez lui que chez un autre enfant étudié quelques années avant (202). En même temps j’ai présenté un autre enfant atteint de purpura dit primitif, et montré les différences qui existent entre ces deux états pathologiques, notamment dans les modalités de la coagulation sanguine ; dans l’hémophilie, elle est lente et retardée, dans cette variété de purpura elle est normale, comme je l’ai démontré après d’autres auteurs (200); au contraire de l’hémophilie, le purpura primitif n’est pas une maladie du sang. Notre petit hémophile a été amélioré et la coagulation du sang accélérée à la suite d’injections sous-cutanées de peptone de ’Witte, dont j’ai, après MM. Nolf et Herry, constaté l’efficacité (202, 204, 205).

Ce malade a présenté un érythème noueux, dont j’ai discuté, dans une autre leçon clinique (300), l’origine tuberculeuse.

307. — L’hypothyroïdie de la puberté. Le Monde médical, 1" octobre 1919.

Une fillette de 15 ans et demi, de petite taille et légèrement obèse, présente une forme fruste, du syndrome .hypothyro’idien.

Après avoir relaté son observation dans une leçon clinique, j’ai montré les conséquences de l’insuffisance thyro'idienne sur le développement physique et psychique des enfants, les caractères différents qu’elle revêt suivant l’âge auquel elle se produit et son degré. A côté des symptômes communs à tous les âges, elle entraîne, en effet, chez

confondre avec les cachexies.

Chez notre diabétique, un tel retard de croissance pouvait s’expliquer, en partie tout au moins, par les déperditions importantes de sucre, du fait de la glycosurie et le régime hypoglycosique. Son régime avait une valeur de 1530 calories par jour, soit 85 calories par kilogramme; elle

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