ANATOMIE PATHOLOGIQUE PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE EXPÉRIMENTALE
N“ 61. — Hémorrhagie cérébelleuse et hémorrhagies secondaires dans les poumons, le foie et les reins.
. (Société do Biologic, n février 1877.)
Hémorrhagies secondaires analogues à celles qui ont été constatées à la suite des hémorrhagies spontanées ou expérimentales du
fruel, éprouvait chaque mois des douleurs vives dans le ventre et avait offert plusieurs fois des signes de pelvi-péritonite.
Je constatai une atrésie vulvaire. Deux mois plus tard, cette femme fut prise de douleurs très vives et succombait à une péritonite aiguë. L’examen permit' de constater l’existence de la péritonite et d’un épanchement de sang qui occupait tout le petit bassin. Il existait sur l’ovaire gauche une rupture récente d’une vésicule de Graaf. L’utériis avait son volume normal; les trompes, les ovaires offraient une disposition normale. La cavité utérine était oblitérée au niveau de l’orifice supérieur du col.
De plus, il existait un vagin supérieur rudimentaire qui se terminait en cul de sac au niveau de la vulve.
N" 63. — Etude des h mpèratures rectales pendant SU heures dans l'état do santé et dans l'état de maladie
De cette étude il résulte que la température rectale offre une ligne ascendante de huit heures du matin à huit heures du soir, une ligne descendante de huit heures du soir à minuit et une troisième-ligne à plateau inférieur de minuit à huit heures du matin. La température maximà est à huit heures du soir et la température minima de minuit à six heures du matin. La différence entre ces températures, sans intervention thérapeutique, peut être de 0,8 à 1 ° 2.
N“ 6A. — Phénomènes réflexes d'origine pleurale se manifestant au moment du lavage de la plèvre chez des opérés d'empyéme.
ment, alors qu’on n’injeote plus qu’une petite quantité de liquide (100 à 15© grammes) pour laver la plèvre.
Dans oes deux observations, la plèvre a été la zone réflexogène ; mais dans la 1" observation le bulbe a été le siège de l’acte réflexe, tandis que dans la seconde observation les deux hémisphères cérébraux ont été successivement le siège anatomique de l’hémioontracture droite et de l’hémiparalysie gauche.
N" 65. — Des zones réflexogènes psychiques et motrices du cuir chevelu, motrices de la peau de la région vertébrale pendant la période cataleptique de l'hypnotisme.
(Expériences faites devant la Société de Biologie, séances des U et Sljanvier I88S, U février 183j;.
Ces expériences ont établi que l’on peut limiter :
1“ Sur la surface du cuir chevelu un certain nombre de zones dont l’irritation détermine des mouvements de la face, du cou et des membres. Quelques-unes de ces zones paraissent correspondre aux régions psycho-motrices de l’encéphale.
2“ Sur la région vertébrale nous avons délimité trois zones réflexogènes, cervico-dorsale, dorsale inférieure et dorso-lombaire.
L’excitation de la première zone détermine des mouvements des membres supérieurs, l’excitation de la 3‘ zone détermine des mouvements des membres inférieurs.
L’excitation de la zone dorsale inférieure, située au niveau des neuvième, dixième et onzième vertèbres dorsales, détermine des mouvements des quatre membres.
N’ 66. — Note sur les conditions qui mettent en évidence le phénomène désigné sous le nom d'hyperexcitabilité neuromusculaire dans les différentes périodes de l'hypnotisme, par Dumontpalliee et Magnin,
(Société de Biologie, 4 février 188S.)
M. le professeur Charcot avait fait remarquer avec juste raison combien il était important de constater l’hyperexcitabilité neuro-
musculaire chez les hystériques hypnotisées, parce que les phénomènes dus à cette hyperexcîtahilité constituentune sorte d’épreuve anatomo-physiologique qui met l’observateur à l’abri de toute interventiou voulue de la part du sujet en expérience. Mais cette hyperexcitabilité n’avait été constatée que dans la période léthargique de l’hypnotisme.
Nos expériences nous ont permis de reconnaître l’existence de cette hyperexcitabilité dans les trois grandes phases de l’hypnotisme et cela en portant une excitation, faible en général, sur la la zône cutanée correspondant au muscle, au groupe de muscles ou au nerf animant les muscles que l’on veut mettre en action. — Seulement, le mode d’excitation varie suivant les différentes périodes de l’hypnotisme ehaussi suivant le sujet.
Ces variations sont en rapport avec le mode ou les modes particuliers de sensibilité cutanée du sujet dans une période déter-
Mais ces modes d’excitation une fois reconnus, leur action est toujours la même et l’on a ainsi, dans les trois périodes de l’hypnotisme, l’avantage de se mettre à l’abri de toute simulation de la part du sujet.
N“ 67. — De l’indépendance fonctionnelle de chaque hémisphère
cérébral, par Dumontpallieb.
(Société de Biologie, 3 juin 188!.)
Cette indépendance fonctionnelle de chaque hémisphère cérébral était déjà établie parle faitdes paralysies hémilatérales organiques.
De plus, les hémiplégies hystériques et la possibilité de déterminer simultanément l’hémicatalepsie, l’hémiléthargie ou l’hémisomnambulisme sur une hystérique hypnotisable prouvaient cette indépendance fonctionnelle de chaque hémisphère.
Il ressort des expériences que nous avons consignées dans la présente communication ;
Que l’insensibilité rétinienne est en rapport avec la non activité de l’hémisphère cérébral du côté opposé et que les phénomènes des
périodes léthargique, cataleptique, et somnambulique ne peuvent être déterminés, par les procédés ordinaires, du côté où existe la paralysie complète ou incomplète de la rétine.
De plus, si la rétine a conservé sa sensibilité, ou peut, en diminuant l’action de la lumière sur le nerf optique, rendre moins accusés les phénomènes inhérents à chacune des périodes de l’hypnotisme.
L’activité des hémisphères cérébraux .chez l’hystérique hypnotisable est donc en rapport avec le degré de l’excitation portée sur la rétine du côté opposé.
N" (38. — De l'indépendance fonctionnelle de chaque hémisphère cérébral et de l'influence du degré des excitations périphériques sur le degré des manifestations fonctionnelles de chaque hémisphère cérébral chez l'hystérique hypnotisable, par M. Dumontpallier.
Nous pensons que cette seconde note présente assez d’intérêt ‘pour être rapportée presque in extenso.
Par de récentes expériences, j’ai constaté que, chez l’hystérique qui a recouvré en grande partie la sensibilité et la force musculaire de chaque côté du, corps, on peut :
1° En agissant isolément sur un seul hémisphère cérébral, rendre manifeste cette indépendance fonctionnelle de chaque moitié du cerveau ;
2° En agissant simultanément sur les deux hémisphères, on peut déterminer des manifestations fonctionnelles simultanées dont le degré, pour chaque côté du corps, est^ en rapport avec le degré d’excitation de chaque hémisphère cérébral.
Voici, résumées, les expériences qui m’ont permis de formuler les deux propositions sus-énoncées :
A. On place un bandeau sur Vœil gauche du sujet et l’expérimentateur fixe son regard sur l’œil resté libre et ouvert. Bientôt l’hypnotisme est produit, mais le côté droit seulement du sujet
présente les diverses manifestations des périodes léüiargiciue, cataleptique et somnambulique. Le côté gauche est en résolution complète et reste indifférent aux divers procédés qui rendent manifestes les trois périodes de l’hypnotisme.
B. Le sujet étant réveillé, on répète la même expérience après avoir transporté le bandeau sur Vœil droit; alors le côté gauche du corps répond seul aux différents procédés qui font la léthargie, la catalepsie et le somnambulisme ; le côté droit ne répond à aucune excitation.
La cause excitante, en agissant sur la rétine d’un seul œil, droit ou gauche, a donc déterminé une activité cérébrale limitée à l’hémisphère opposé et cette activité s’est manifestée par des actes croisés, l’autre hémisphère cérébral restant au repos.
C. etD. Dans une troisième et quati-ième expérience, le bandeau est placé successivement sur l’œil droit ou sur 1 œil aauche. mais l’expérimentateur fixe simultanément les deux yeux du sujet. L’action du regard agit dans ces expériences avec une intensité différente. L’action est entière sur l’œil libre et ouvert; elle est amoindrie, affaiblie sur l’œil recouvert par le bandeau.
Aloiï, 011 constate que l’excitation cérébrale croisée est en rapport avec le degré de la cause excitante rétinienne, ce qui est démontre par les differents degres des manifestations léthargique, cataleptique et somnambulique observées de chaque côté du corps.
C’est ainsi que les divers phénomènes, produits dans chacune des périodes d’hypnotisme, sont en rapport avec le degré d’activité de chaque hémisphère cérébral, laquelle activité est elle-même en rapport avec le degré d’excitation rétinienne du Côté opposé.
E. Dans une seconde série d’expériences du même ordre, nous avons constaté, en agissant sur la membrane du tympan, des résultats comparables aux résultats obtenus sur chaque hémisphère cérébral par l’excitation rétinienne.