‹ Supplément au Traité de l'exploitation des mines de houille, ou, Exposition comparative des nouvelles méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustiblesChapitre 17 sur 52 · EXCAVATIONS ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

EXCAVATIONS ACCESSOIRES

blocs en bois de chône , attachés par des boulons de la manière indiquée par les figures 11 et 12, en sorte que toutes ces pièces ne forment qu'une seule masse.

Malheureusement la pression du terrain ayant été plus énergique qu'on ne l'avait prévu , les poutrelles se sont courbées en sens inverse de leur position primitive, comme on le voit par le pointillé XX. 11 est probable que si la courbure avait été plus forte et si l'on avait pris des mesures pour que les poutrelles trouvassent une résistance suffisante, l'accident ne serait pas arrivé.

Soutènement des chambres d'accrochage par des voûtes en bois (i).

M. Wilmar, ingénieur de la houillère de Sacré-Madame, à Charleroi, vient de construire, au puits des Fiches, dans un terrain en droit, fort déliteux, une chambre d'accrochage dont le faîte est revêtu d'une voùle en bois.

Celte chambre, dont la longueur est de 6.50 m., la largeur de 3.35 m. , la hauteur, vers le puits, de 4.50 m. et en arrière, de 3.80 m. seulement, est revêtue latéralement de pieds-droits en briques de 0.62 à 0.75 m. d'épaisseur. Sur les murailles repose une voûte en plein cintre , composée de voussoirs en bois de chêne provenant de gros pieds de baliveaux et des débris d'une ancienne charpente. Ces pièces, sciées et débitées au jour, sur une épure de grandeur naturelle, ont un équarrissage de 0.30 m.; leur section, par un plan quelconque passant par l'axe de la voûte, est trapézoïdale; leur longueur est de 0.63m.

Il) BuHetin de l'Association des ingénieurs sortis deVÉcole des mines de Liège Janvier 1863. 2« série, page 40,

284 aiAPITUE H. — Xl*" SECTION.

La voûte est divisée dans sa longueur en un certain nombre d'arceaux joiniifs , renfermant chacun neuf voussoirs, dont la pose, exécutée à l'aide d'un cintre , est la même que pour les pierres de taille. On interpose des madriers entre la muraille et la naissance de la voûte ; puis on remplit de maçonnerie en briques les vides qui restent entre cette voûte et le faîte, afin de répartir uniformément la pression du terrain sur toutes les parties du revêtement.

Il vaut mieux soumettre ainsi les boisa la compression plutôt que de leur faire encourir les effets de la flexion, à laquelle ils n'opposent qu'une faible résistance. Les blocs de bois en eux-mêmes sont aussi préférables aux briques, qui dans leur application aux voûtes supportent mal les pressions inégalement réparties. Enfin , les soutènements de cetle espèce n'exigent que des pièces de faible longueur, ordinairement peu coûteuses, quil est assez facile de se procurer.

Ap2)lication des voûtes en bois au revêtement des chambres d'accrochage et des galeries à travers ba7ics.

Les stratifications comprises entre les couches de Sixpaumes et de Joligay de la mine de Sart-Longchanips , Cenire du Hainaut, sont en fort mauvais étal, disloquées et brisées; aussi a-t-il toujours sufTi d'un petit nombre d'années pour que les maçonneries des excavations pratiquées dans ces terrains fussent broyées et , pour ainsi dire, réduites en poussière, et cependant les voûtes des accrochages et celles des galeries h travers-bancs avaient respectivement 10 et o rouleaux soit des épaisseurs de 1.20 m. et de 0.60 m.

Dos essais tentés avec des bois de chêne énormes p-:>ar

EXCAVATIONS ACŒSSOlIiKS. 285

faire des revêtements trapézoïdaux , à pièces contiguës, n'ont pas eu de succès. Les chapeaux, qui étaient de grande longueur, fléchissaient et les montants étaient rejetés dans la voie; en sorte que leur durée ne fut même pas d'une année.

C'est alors que M. Cornet , ingénieur de Sart-Long- Champs, appelé à psrcer diverses excavations pour le service d'un nouveau puits , désigné par le n** 6, n'hésita pas à remplacer ces revêtements, reconnus inefficaces, par les dispositions suivantes :

La figure 16 (Pl.X) est une section horizontale de l'excavation prise en MNy h une hauteur de 0.90m. au-dessus du sol. Les fig. 17, 18 et 19, coupes verticales passant par ABy CDeiEF, font connaître les formes de ces divers revêtements à rentrée de la chambre d'accrochage, au milieu de celle-ci et à lorigine de la galerie à travers-bancs.

La première section est soutenue par un voûte composée de claveaux, ou voussoirs, en bois de chêne, de 0.30 m. d'équarrissage et de 0.60 m. de longueur, dont les fibres sont disposées parallèlement à l'axe de l'excavation. La voûte repose sur des semelles, s, 5, armées à leurs extrémités de boulons, t,/?, qui préviennent les fentes résultant de l'effort horizontal dû à la poussée de la voûte. Les pressions locales qui pourraient s'exercer sur quelques points isolés de la voûte, se répartissent sur plusieurs pièces, grâce à deux cercles en fer, placés h l'extrados et fixés aux claveaux inférieurs par deux vis k bois.

La partie antérieure de la chambre (fig. 17) se compose de deux voûtes séparées par un massif de 0.30 m. d'épaisseur, mais reliées par des tirants en fer et des vis à bois, v; choque voussoir reçoit deux de ces tirants.

A rintériciir de la chambre d'accrochage (fig. 18), audcîà des voûlrs, chaque cadre ch boisage comprend sept

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