‹ Supplément au Traité de l'exploitation des mines de houille, ou, Exposition comparative des nouvelles méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustiblesChapitre 32 sur 52 · PISTON · texte numérisé non relu

PISTON

UTILB.

fô

Ventilateur de M. Rittinger, conseiller divisionnaire en Autriche.

Le ventilateur h force centrifuge du système de M. Rittinger a été établi pour aérer les travaux du puits Arnold, de la houillère Heinrich-Guslav, près de Bochum, et les travaux de la houillère de Vollmund, à Langendreer.

Une roue en fer, de 4 m, de diamètre, est calée sur un arbre a, en fonte (PI. XVI , fig. 7 et 8). Entre les deux jantes latérales, séparées par une distance de 0.40 m.,

MOTEURS MÉCANIQUES DE L'aÉRAGE. 395

sont fixées 62 atles ou palettes courbes de 1. 50 m. de hauteur, de façon qu'il reste, au centre de la roue, un espace libre, b, de 2.50 m. de diamètre. C'est dans cet espace que pénètre le courant d'air arrivant horizontalement à travers un espace conique.

Le ventilateur marche sous l'impulsion d'une machine de douze chevaux-vapeur avec interposition d'engrenages dans le rapport di^2i/i à 1. Le canal de sortie du courant a une section de 2.23 m. q.

L'anémomètre de Biram a servi à l'observation de la vitesse du courant d'air. Cette vitesse, pour Taérage naturel, c'esl-à-dire pendant le chôinage de l'appareil, a été de 38.70 m. par minute, et pendant sa marche, de 182.90m. Ainsi le volume d'air débité dans les deux cas a été respectivement 86.30 et 407.80 m. c, d'où une différence de 321.50 due exclusivement à l'action du ventilateur.

Ueffet utile du moteur, ?a dépression manométrique, la température et l'état atmosphérique n'ont été l'objet d'aucune expérience.

Ventilateur centrifuge de M, Lambert, ingénieur des mines à Charleroi.

Une caisse cylindrique en tôle (PI. XVI, fig. 9), de 6.50m. de diamètre et de i .40 m. de largeur est traversée, suivant son axe, d'un arbre qui lui communique un mouvement de rotation. Elle est percée, à son centre, d'une ouïe, d'un diamètre de 2.25 m,, servant à l'introduction de Tair dans l'appareil. A Tintérieur, six aîles planent de la circonférence à farbre, avec lequel chacune d'elles se rattache au moyen de deux bras. Sur l'enveloppe cylindrique et immédiatement avant chaque aile, se trouvent des ouvertures

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rectangulaires ^ a, de 1.30 m. suivant Taxe et de 0,2S, suivant la circonférence, qui forment ainsi une sectiou totale de sortie de Tair égale à 1.95 m. c.

L'air venant de la galerie entre par Fouie, s'engage entre les atles, puis sort par les ouvertures de la circonférence. On a mis obstacle aux rentrées d*air en ajustant un cercle de fer autour de Foule et en le faisant tourner dans on anneau en bois encastré à Forifice de la galerie. Le cercle en fer et Fanneau sont tournés , Fun extérieurement et Fautre intérieurement. Le jeu laissé entre les deux organes est justement suffisant pour éviter les frottements ; c estd*ailleurs, le seul joint qui puisse donner accès à Fair extérieur.

L*arbre du ventilateur est mû par un cylindre à vapeur sans détente. Le diamètre du moteur est de 0.42 m. et sa course de 0.46 m.

Cet appareil a été construit pour le service du puits n** 12 de la houillère de Marcinelle. Voici deux expériences dont il a été Fobjet :

l'^EXP. 2*EXP.

Nombre de tours du ventilateur par

minute 120 112

Dépression moyenne 0.074 0.078

Volume dair indiqué par l'anémomètre

de M. Combes 22.82 16.55

Dans le premier essai , la pression de la vapeur n*a pu être obtenue d*une manière assez précise ; dans le second, elle a été, sur le piston, de 1.27 kilogr. , moyenne de quatre diagrammes.

Décantation du gaz dans les houillères.

Le gaz hydrogène protocarboné qui s'échappe de la

ItOTEtmS «ËCANIQtlES DE LAÉRAGE.

hoaille, Ti*étant pas soumis entièrement à ractîon de la diffusion» sY*16ve, en partie, au faîte des excavations et va se loger duns les remblais, durrière les bais et dans toutes lea cavités oii il peut se mettre à rahri du courant ventilateur. M. Jobard a proposé (i) de siplioner ces réservoirs si dangereux, afin d*en extraire le gaz h mesure qu*il s y présente, pour ramener au jour dans un ëlat de pureté qui permeîte de l'appliquer au chauffijge et h réclairage.

Pour obtenir ce résultat, utie pompe à air serait installée à la surface du sol et au sommet d'une conduite formée de tubes en zinc. Celle-ci, descendant le long d'un puits quelconque, se prolongerait dans les galeries de la mine et se ramifierait par des tubes de moindre section pour former des siphons qui aboutiraient dans toutes les poches où l*hydrogène cartonné peut s amasser. Ce gaz, par sa tendance h ^'élever, sollicité de plus par Tâclion delà pompe, se précipiterait dans les conduites et gagnerait le jour» où on le refoulerait sous la cloclie d'un gazomètre* Là, il serait carburé par la benzine, ou par un autre hydrocarbure irès-volatile, et projeté dans! eau delà cloche, qui le renverrait sur les points où il pourrait servira réclairage, même dans les travaux souterrains, lieux de son origine*

M, Jobard, jugeant utile de fermer les siphons lorsque, par suite de Tépuisement du gaz, fair se présente à leur entrée, utilise la différence de densité des deux fluides pour faire fonctionner un obturateur, A rextrémité du tube est fixé un appui sur lequel oscille un petit levier; celui-ci porte, h l'un de ses bras, un ballon en cuivre mince rempli de gaz et fermé hermétiquement; à l'autre bras, qui est fileté, un contrepoids mobile servant à équilibrer le ballon, La position du contre-poids est telle que le ballon s'élève

(i) BreretB dlG^entions tïelges. Tome IV* pag#513^

CBAP1THE I1L ^ — ^VI'' SECTÎ0N,

lorsqu'il plonge dans le gaz et entraîne robturateiir avec lui , mais que robiuraleur s*abuisse et ferme rorifice dès que !e ballon est enveloppé d'air commun.

Les tuyaux, dispersés dans la mine, ne devront avoir qu'une faible sectiên, car les gaz se dégagent lentement et les grands amas observés sont toujours le produit d'un temps plus ou moins long. Cependant il est à craindre que ce procédé, quoique fondé sur les lois les plus simples da la physique, ne soit d'une applicntion fort difficile, à cause des nombreux tuyiux qu'il faudrait fixer au faîie si instable des galeries et qui seraient, par conséquent, sujels h de fréquentes ruptures, capables de provoquer le danger même qult s*agit d'éviter.

Un ingénieur anglais a eu la même idée que M, Jobard» mais il rapplique d'une manière difféi^enle (i). La pompe, aspiianle et foulante serait iiislallée sur une voiture destinée à parcourir les chemins de fer souterrains, afin de pouvoir se transporter sur tous les points oii son action pourrait être utile. L'hydrogène prolocarbonné serait aspiré à travers des tubes élastiques et flexibles qui mettraient l'appareil en communication avec les réservoirs daccumulaiicn, puis serait refoulé par d'autres tuyaux, égakmeot amovibles» jusqu'à un point central où ceux-ci se relieraieiU avec une colonne de tubes métalliques. Cette colonne parcouirait les galeries principales, s'élèverail dans l'ua des puits de la mine et porterait le gaz à la surface, oii il se perdrait dans Tatmosphère ou serait utilisé pour récbirage, suivant les circonstances. Il est évident que de pareilles opérations ne pourraient sefiecîuer que {cndant la nuit» sous peine de troubler le transport soutenain.

(0 Mining journaL N» 1105, p. 723*

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