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Rappelons d'abord deux axiômes constitutifs de la Hiérarchie ecclésiastique, auxquels on ne peut toucher sans errer dans la doctrine.
I, L'Evêoce £sr nEvÊru D'UN véniraABzE Pouvoin LÉGISLATIF ET JUDICIAIRE DANS SON DIOCÈSE,
Inutile d'accumuler les citations des Théologiens et des Canonistes à l'appui d'une vérité catholique, sur laquelle l'unanimité est parfaite, (Voir l'Appendice A
page 12.)
Les auteurs parlementaires eux-mêmes ont souvent rendu hommage, sur ce point, aux droits sacrés de la Hiérarchie Catholique :—nous reproduisons avec plaisir quelques nobles phrases, tracées par la plume d'un écrivain, que l'ancienne magistrature respectait comme l'un de ses oracles.
“ L'Evèque est de droit commun le Juge ordinaire de son diocèse, Il y doit “ décider, par lui-même où par ceux à qui il confère une portion de son autorité, “ tout ce qui regarde le gouvernement ecclésiastique, et punir ceux qui n'obser- “vent pas les Règles prescrites par les saints canons.” (Loix ecclésiastiques, par Louis g Henicounr; De la jurisdiction épiscopale, No. 71.
# Ceux qui sont chargés de la conduite des âmes sous les ordres d'un Evôque “doivent suivre en tout les règles qu'il leur prescrit, quand ilne leur ordonne “rien qui soit contraire ayx Lois générales de l'Eglise.” (bid., No.8).
“# L'Evèque peut tout ce qui n’est pas contraire aux dispositions canoniques ‘qui sont à présent en vigueur, et ce que l'Eglise n'a point réservé au Saint- “ Siége.” (ibid., No. 9).
19. DaxsS LES LIMITES DE SA COMPÉTENCE, L'ÉVÊQUE NE DOIT COMPTE DE SES ACTES QU'AU SOUVERAIN PONTIFE, ET DANS CERTAINS CAS A L'ARCHEVÊQUE DE LA PROvINCE, MAIS JAMAIS AU Pouvoir TEMPOREL, QUELQUE SOIT SON DEGRÉ HIÉRARCHIQUE.—( Voir l'Appendice B, page 131.
Telle est la double base de l'argumentation dans ‘aquelle nous allons entrer, avec toute la franchise que nous inspire une pleine confiance en la bonté de notre cause, Mais avant d'entamer la question au vif nous déclarons,et nous voulons qu'il soit bien entendu, que notre petit travail n’est pas une apologie présentée à l'appréciation du publie, en faveur d'une autorité surnaturelle, qui ne relève point de lui dans son exercice, mais un recueil de matériaux à l’usage de ceux d’entre nos iecteurs, qui auraient le désir de rectifier, d'affermir ou d'éclairer leurs convictions sur ces matières importantes.
Ceci posé, il nous semble que les Actes Episcopaux, dans la cause présente, peuvent se récapituler comme suit :