‹ Suppléments au Peintre-graveur de Adam BartschChapitre 127 sur 251 · II. Décrit par Bartsch · texte numérisé non relu

II. Décrit par Bartsch

Il y a deux copies de ce morceau dont l’une est meilleure que cette qui a été faite à Francfort; cette dernière est mauvaise et sans esprit. Voir ci-dessus Nos 7 à 10.

B. 21. La Femme près de F homme qui se

repose .

11 se trouve une assez bonne copie de ce morceau dans Walker’s Fac-similé of Painters Etching, ou elle sert de frontispice au dit ouvrage portant le titre suivant: A Collection of forty two Fac-similés of rare Etchings etc. London. Fol.

T. WYCK.

JB.

W. 22. Groupe de cinq gueux sous la voûte d'un monument délabré .

À gauche, on voit sur le premier plan, un groupe d’hommes vulgaires qui paraissent jouer. L’un d’eux à gauche, est assis sur une grosse pierre; à droite, trois sont assis sur la terre, dans le milieu, l’un d’eux, paraît agenouillé; sur le devant, on voit un petit chien couché. Ce morceau est gravé très légèrement.

Hauteur: 3 p. 6 1. Largeur: 2 p. 5 1.

W. 23. Une Grotte .

La grotte occupe toute la planche et forme un passage dans le rocher. Ce passage serpentant jusque dans le fond, est interrompu par des pierres et des masses de terre. La sortie se trouve dans le milieu, vers le haut, par ou la lumière pénètre. Sur le premier plan, et sur le premier monticule de terre, on voit un homme assis ayant un bâton à la main. À la gauche de cet homme, est une figure semblable à une femme. Dans le milieu du chemin, un homme monté sur un âne vient du fond de la grotte. En bas à gauche, se trouve la marque du maître. Ce morceau est gravé très-légèrement.

Hauteur: 4 po. 6 1. Largeur: 3 po. 1 1.

W. 24. Le Pont près de la tour .

Sur le premier plan à gauche, le chemin conduit à un pont de pierre. On voit une figure descendant par le pont; derrière cette figure, on voit une partie de la tête d’un âne et la moitié du corps de son conducteur s’élever au dessus du parapet du pont. Sous

T. WYCK.

le pont, se précipite une petite cascade dont Peau coule jusqu’à la droite du premier plan et de la bordure. A droite, prés du pont vient aboutir un édifice avec une tour ronde dont la hauteur comprend les deux tiers de la planche.

Ces trois pièces paraissent être uniques : Elles se trouvent dans la gallerie de l’Archiduc Charles à Vienne, et viennent de M. Josi, fameux éditeur de la nouvelle édition augmentée de l’oeuvre de Ploos van Amsîel qui vendit autrefois au duc de Saxe-Teschen l’oeuvre complet de T. Wyck en 24 pièces.

W. No. 25. Le coffre ouvert .

Le coffre est sur une table auprès de bouteilles, une lampe etc. Ce morceau est d’un bel effet; il porte l’adresse suivante: Matham excu .

Largeur: 6 po. 6 1. Hauteur: 4 po. 6 1.

On connaît deux états de cette planche:

I. Avant l’adresse et avant différens travaux ajoutés au bocal.

II. Avec l’adresse. 11 y a des épreuves sur lesquelles cette adresse de Matham se trouve deux fois; la seconde fois sous la première. Décrit dans le catalogue Rigal.

M. Brulliot, dans le catalogue Arétin, attribue ce morceau à L . Bramer , et à ce qu’il nous paraît, avec beaucoup plus de raison qu’à T. Wyck; toutefois il demeure incertain si Bramer a fait lui-même des gravures à l’eau forte.

Nous croyons devoir mentionner encore une pièce: Buste d’un paysan avec chapeau , profil tourné à droite , la bouche ouverte comme s’il criait , à droite , on voit une partie du buste d’une paysanne .

Hauteur: 2 po. 2 à 3 1. Largeur: 1 po. 8 à 9 I.

Cette pièce dont l’eau forte a mal mordu et dont les premières épreuves sont moins travaillées, comme avant la

B. BREENBERG.

bordure renforcée au burin est très -spirituelle absolument dans le goût de T. Wyck. Ce morceau n’est pas rare et on Pà attribué quelquefois a D. Ryckaert, a P. Snayers et même a J. Steen, quoique arec peu de raison.

B. Breenberg.

JL.

B. 1 à 17. RUINES DE ROME.

SUITE DE DIX -SEPT ESTAMPES

C’est au catalogue de la collection de M. Prévost ainsi qusau Catalogue Rigal que l’on doit les dénominations des ruines que ces pièces représentent et que nous citons ici:

B. No. 2. Le Calidorium des thermes de Dioclétien.

B, No. 3. Les ruines de S. Lorenzo Vecchio près de Bolsena.

B. No. 6. La Villa des empereurs à Rome.

B. No. 7. Partie des murs de Rome. On voit sur le ciel à gauche B. f. Anno 1640.

B. No. 8. L’Aquéduc de Meza Via, entre Rome et Albano.

B. No. 9. La Tour Leonini, près de Frascati.

B. No. 10. Le Colisée.

B, No. il. Ponte -Mamolo.

B, No. 12. Une des Grottes de Valmontone, située à huit lieues de Rome.

B. No. 13. Les thermes de Caracalla.

B, No. 14. L’Hôtellerie de Prima Porta dans la campagne de Rome.

B. No. 15. Cascade près de Ponte délia Trave.

B. No. 16. Les restes d’un palais à Tivoli.

B. No. 17. Partie de Via Flaminia dans les environs de Rome. Des Nos B. 7, 13, 14 et 15, il y a des copies décrites par Bartsch dans sa note pag, 172. Ces copies sont mauvaises et très communes; elles ont été probablement faites par Schweyer pour le marchand d’objets d’art M. Silberberg à Francfort. Nous connaissons une copie en contrepartie plus ancienne et meilleure du No. 11. Cette copie diffère un peu de l’original et n’a ni marque ni millésime.

B. BREENBERG.

B. 18. Restes d'un ancien château .

Ce sont les vestiges de la villa des empereurs de Rome.

B. 19. Un Satyre maltraitant une femme .

C’est le Satyre et Corisca, sujet tiré du Pastor fido de Guarini.

B. 20. Les Satyres.

Avec la vue de la partie inférieure des thermes de Titus.

B. 21. Une Femme conduisant un garçon.

Avec la vue des environs du Colisée.

B. 22. Le Messager empressé.

Avec la vue d’une partie des thermes de Caracalla.

B. 23. U Auberge.

On voit l’intérieur de la grotte que Numa dédia à la Nymphe Egerie ou Aqua-Farella. A droite, la longue table que lit poser Charles Quint.

On trouve une copie de ce morceau dans "Walker’s Painters-Etchings.

B. 24. L'ours dans la cuve {Back-Reer).

On connaît deux états de cette planche:

L Avant la lettre. Presque unique.

[I. Décrit par Bartsch.

Il v en a une copie moderne, en contre-partie, par un Anglais, Ch. Hodges.

B. 25. Deux petits paysages

sur une seule planche.

a) Le morceau de gauche: On voit un monument funéraire à cinq milles italiens de Rome, sur la Via Cassia, t une fontaine tout près de la villa du Pape Jules, située ton loin de la Porta del popolo à Rome, h) Le morceau le droite: On voit le palais de la famille Buoncompagna u le château de Buon compagni près de l’Acqua acetosa, u bord du Tibre.

B. BREENBERG.

W. 29. Paysage avec des rochers .

A gauche, des édifices et un pont de deux arches en pierre etc. En haut à droite: B. B. F. Ano. 1639. Peu fini.

Ce morceau est décrit dans Brulliot, Dict. des Monogrammes Tom. II. No. 227 et dans le Catalogue Rigal No. 29.

Il est presque unique, pourtant il se trouve dans la gallerie de l’Archiduc Charles et aussi dans le Musée d’Amsterdam.

W. 30. Joseph faisant distribuer du blé pendant la famine en Egypte . En deux planches .

Largeur: 25 po. 6 1. Hauteur: 17 po. 3 à 4 1.

On connaît deux états de ce morceau.

I. Avant beaucoup de travaux ajoutés. Presque unique. IL Epreuve finie* Il n’en existe que peu d’exemplaires de ce II. état.

Il n’y a pas à douter que le morceau mentionné cidessus est une autre planche que celle gravée sur une seule planche par J. Bisehop dit Episcopius.

Le premier morceau ou l’estampe authentique est d’une pointe plus fine, l’exécution est moins finie. De plus, les parties qui doiventêtre ombrées comme elles le sont dans celle de Bisehop, le sont moins, ou bien, ne le sont presque pas du tout; c’est pourquoi cette planche fait peu d’effet et offre moins d’harmonie; ça et là, l’eau forte a mordu où il ne fallait pas. Le travail à la pointe y est encore plus spirituel que dans la bonne pièce de Bisehop. L’estampe originale de Breenhergh est sans toute marque et lettre, celle de Bisehop au contraire, est marquée de la manière suivante : Barth . Breenbergh inventer et Pinxü , et dans la marge du bas: Erat famés etc . Les épreuves du second état de ce dernière portent dans la marge du bas l’adresse suivante : P. Schenck junior excudit ainsi que le numéro 65 de l’éditeur.

B* BREENBERG.

Le tableau original de Breenbergh se trouvait autrefois, dans la célébré gallerie de Braamkamp.

Nous espérons, par conséquent que cette continuelle confusion du pièce de Bischop avec ce morceau original sera maintenant abrogée.

Il est bien plus difficile de prouver qu9il y a une seconde planche originale du pendant de ce morceau : Le Martyre de Saint -Laurent dont J. Bischop dit Episcopius a de même exécuté une gravure avec l’inscription citée cidessus, et la lettre suivante dans la marge: Beatus Lau~ rentius etc., parce qu’on n’a pas réussi d’en trouver encore des épreuves.

Le catalogue Marcus, sur lequel on peut en général se fier, ensuite Heinecke, Huber et Rost confirment notre opinion. Ces trois derniers ont, à la vérité, avance faussement que l’épreuve originale : Joseph faisant distribuer du blé ete. portait la marque B . B. F ., et que l’inscription qui se trouve dans la marge du bas était: Erat famés etc « comme on le voit sur la planche de Bischop.

M. Brulliot ne peut avoir vu ces deux pièces, car c’est probablement d’après les Notices de graveurs par Baverel et Malpez auteurs sur lesquels on ne peut avoir grande con» fiance, qu’il avance dans la iore édition de son ouvrage sur les Monogrammes, que les deux morceaux originaux portaient les monogrammes B. B. F. Du reste, ce n’es£ que le temps qui pourra nous prouver s’il se trouve aussi une planche originale du Martyre de Saint -Laurent.

Le tableau original se trouve dans l’Institut des Beaux» Arts de Stadel à Francfort,

W. 31 • Le Portrait de B . Breenberg lui -meme 5 avec la vue d'une ruine dam le fond. 8°.

Ce morceau qui paraît être unique, faisait partie de la collection de M. Sheepshanks à Londres, et doit se trouver maintenant dans le Musée Britannique.

Nous présumons que c’est le même exemplaire de la collection de v. d. Dussen.

B. BREENBERG.

M. Sheepshanks, ce célébré amateur avait l’intention d’en faire un fac-similé pour l’ajouter à son catalogue, nous ignorons si cela a été effectué.

Dans l’excellent ouvrage de M. Wilson intitulé: À Catalogue raisonné etc. London 1828, on trouve à la lin page 1Y, une note laquelle dit, d’après des renseignemens donnés par M. Sheepshanks, qu’il y a au musée Royal d’Amsterdam encore un morceau de Breenbergh lequel est non décrit et est, sans aucun doute, authentique. Yoici la description des deux pièces non décrites se trouvant à Amsterdam laquelle nous a été envoyée d’autre part.

W. 32. Paysage avec un château ruiné .

A droite, un pont en ruines auprès duquel est un homme debout; à gauche, un grand château. Le ton de ce morceau est tout- à -fait pâle.

Hauteur: 4 po. 6 1. Largeur: 3 po. 5 1.

W. 33. Paysage avec une montagne a droite .

A gauche, un châtean et des édifices. Sur le premier plan, on voit des blocs de pierre.

Largeur: 5 po. 1 1. Hauteur: 3 po. 7 1.

L’une ou l’autre de ces pièces pourrait bien être le No. 29. ci-dessus mentionné.

Pièces douteuses, ou plutôt pièces apocryphes.

a) Deux hommes et un garçon près d’un livre ouvert. Demi - ligures. Largeur: 3 po. 3 1. Hauteur: 2 po. 3 1, non compris la marge de 5 1.

Décrit par Bartsch page 180.

b) Yue prise du Colisée ornée de moutons et de bergers. Largeur: 7 po. 1 1. Hauteur: 4 po. 1 1.

Décrit dans le Catalogue Rigal, No. 30.

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