‹ Supplique au Saint Siège pour demander l'érection du diocèse de Nicolet [microforme]Chapitre 9 sur 12 · Chapitre 1.— DE LA FIN DE [A CONGRÉGATION · texte numérisé non relu

Chapitre 1.— DE LA FIN DE [A CONGRÉGATION

“ La fin principale de la Congrégation des Sœurs de l'Assomption, ap.ës celle de la sanctification de chacun de ses membres, est de travailler à l’instruc

tion des jeunes personnes de leur sexe, et surtout des pauvres filles des bourgs, des villages et des Campagnes.”

Cet établissement est exclusivement l'œuvre des habitants du diocèse de Nicolet : ceux du diocèse de Trois-Rivières n'y ont pas contribué, même pour un denier. Ples que cela, l'établissement n'a pas eu à se féliciter de l’encouragement de l’Evêque de Trois Rivières, en maintes occasions.

Depuis des années, les Sœurs de l'Assomption ont besoin d'une nouvel- Je maison, l’ancienne étant de beaucoup trop petite ; elles ont l'argent nêécessaire pour bâtir. Mais pour ne pas encourir l'animadversion de Mgr Laflèche, il faut qu’elles se résignent à périr dans une maison qui est devenue pour elles un vrai tombeau : les maladies et la mortalité qui déciment les Sœurs de l’Assomption chaque année en sont la preuve palpable.

Pourquoi Mgr Laflèche s'oppose t-il à ce que les Sœurs de l’'Assomption se constraisent une nouvelle maison ? Pour deux raisons : 1° Pour enlever cette institution au diocèse de Nicolet, au profit de la ville des Trois-Rivières ; 29 Pour diminuer par là les chances d'érection du diocèse de Nicolet, en dimijnuant ses institutions.

Depuis quelque temps, Mgr Laflèche a conçu l'idé sa ville épiscopale une colonie des Sœurs de l’Assomption, leur concours, une Ecole Normale indépendante, en oppc Normales du gouvernement. (Remarquons en passant que d'un conflit inévitable entre le gouvernement civil et l

e de transporter dans pour y fonder avec »sition aux Ecoles c'est là la source Evéque de Trois-

Rivières.) L'établissement d'une maison des Sœurs de l'Assomption dans la ville lui de porter atteinte au

ner l'éducation aux enfants des grandes villes.

des Trois Rivières, aura pour inconvénients grave ce but de leur fondation, qui est principalement de don pauvres des villages et des lampagnes, et non aux enfants

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Mais ce n’est pas tout ; c'est une chose bien connue dans le dioc Mgr Laflèche, non-seulement veut avoir une

èse que colonie des Sœurs de l'Assomption dans sa ville épiscopale, mais qu'il veut y transporter la maison mère dans un avenir assez prochain.

Inutile de dire que les dio:ésains de Nicole

t ne verront pas d'un œil indifférent qu'on leur enlève une

institution qui est essentiellement leur œuvre, et une œuvre qui leur est tout à la fois si utile et si chère.

Cette manie de bouleverser nos institutions est un bien

triste exemple à donner au peuple.

Du reste, un certain nombre de citoyens de la ville de semblent voir ce projet d'un mauvais œil, comme on peut le y articles suivants reproduits de La Concorde, journal publié dan Rivières, le 18 et le 22 Juillet dernier :

Trois-Rivières oir dans les deux s la ville de Trois-

LE VIEUX PRESBTÈRE.

“ Monsieur le Curé Rheault annonçait hier, à la cathédrale, que le personne] de la cure venait de se transporter à l'évêché dont Monsieur l’entrepreneur Jollet vient de terminer si heureusement la construction, On se demande ce qu'on va faire du vieux presbytère, Le vieux presbytère selon le désir du clergé de cette ville, sera habité pro‘hainement par des Sœurs de l’Assomption de Nicolet, qui y ouvriront des classes le premier s:ptembre. Nous savons cependant que c'eût été le désir d’un grand nombre de citoyens d'ÿ voir s'y installer les R. P. Jésuites ; la s'ience sûre, profonde et tolérante des membres de cette compagnie les recominandant, comme partont. dans le diovèse de Trois- Rivières. Il y a des Jésuites à Montréal, il y en a à Québec, et Trois-Rivières doit jalouser d'en avoir.

“ Quant à l'installation des Sœurs de Nicolet si près des Dames Ursulines, le presbytère n'étant qu'à deux arpents à peu près du monastère, nous trouvons la chose pour le moins inconvenante, et il serait difficile de ne pas faire de remarques sur le voisinage aussi rapproché de deux communautés enseignantes d'ordres différents ; tout homme de bon sens en conviendra.

“ D'ailleurs, les Sœurs de Nicolet ayant un grand nombre de missions qui se multiplient chaque année à la campagne, ne serait-il pas tout juste de

laisser la ville à nos Dames Ursulines dont l'enseignement donnefcomplète satisfaction ? ”

CoMMuNIQUÉ.

or

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