EUMENES ÀllCUATUS Fab
Je erois qu’il faut faire rentrer dans cette espèce toutes les suivantes:
E . arcuala Fab. ornements orangés. Nouv. Hollande.
E. fïavopirta Blanch. Indes Orientales.
E . Bluuchardi Sauss. Indes Orientales; dont une variété extrême est:
Tout noir, avec quatre points jaunes au pétiole, une tache au milieu du prothorax, le bord interne des orbites, une bande étendue du front au labre, orangés; souvent les tibias et les tarses jaunes. Ailes ferrugineuses, lin peu grises au bout (Gorontalo). — Enfin probablement aussi IE. fulvipeunis Smith, qui n'a que deux taches jaunes au pétiole. (11 reste quelque doute a eet égard, Smith n'ayant pas suffisamment indiqué ses formes.)
SUE LES EUMÉNIENS SESSILIVENTRES.
En examinant les nombreuses espèces de ee vaste groupe, on y découvre plusieurs caractères d’une valeur relative
presque égale et dont il est impossible de tenir compte d'une manière satisfaisante, vu la multiplicité de leurs combinaisons.
Tels sont par exemple:
Le fait d'avoir la 2e cellule cubitale de l'aile pédicellée ou non.
La présence ou l'absence de la suture transversale du 1er segment abdominal.
La forme trapue du corps qui entraine avec elle toute une catégorie de caractères extérieurs, ou la forme cylindrique et grêle.
Quelque soit le caractère que l'on prenne pour base des genres, on verra, dans chacune des coupes ainsi formées, les autres caractères se répéter et déterminer des séries parallèles.
Ainsi, par exemple, en prenant les genres admis:
Alaslor à 2me cubitale pédicellée
Odynetus 1 ^ 2me eubitale non pédicellée
Rhyncluum )
on trouve dans chaeun de ees genres:
1° Espèces munies d'une suture abdominale. — 2° Espèces sans suture. — 3° Espèces à formes trapues. — 4° Espèces à formes cylindriques etc.
On est donc tenté de détruire ces genres pour réunir au contraire les espèces à suture abdominale, ou les espèces à formes cylindriques et à faciès analogue. Mais en agissant ainsi, on trouve que les caractères abandonnés viennent créer dans les nouveaux genres des dislocations tout aussi fâcheuses, chaque section de genre se rapprochant de la section correspondante des autres genres et paraissant devoir lui être réunie.
En voici un exemple choisi dans le sous-genre Ancistrocerus.
Le caractère de cette coupe sous-générique se trouve dans la suture transversale du 1er segment abdominal. Or, dans bien des cas cette suture devient presque insensible. I)e plus il existe chez les Ancistvocevus des formes spéciales sur lesquelles on voudrait pouvoir baser des groupes; ees mêmes formes se retrouvent dans les Odynerus (Lezo/zotns) et l'on est sans eesse tenté de disloquer les sousgenres Ancistrocerus et Leionotus pour réunir les formes spéciales identiques qu'on tirerait de l'un et de l'autre de ces sous-genres.
Ex.: Parmi les ANCISTROCERUS, /'Odynerus fnlvipes et f(). confortais Sauss. (types de formes grêles, munis d'une suture abdominale) — et parmi les LEINOTUS, l'O. toltecus et l'O . perennis , Sauss. (types à formes identiques, mais dénués de suture abdominale.)
Ce seul fait montre que le caractère de la suture est donc assez secondaire, puisqu’il sépare des espèces qu’on serait tenté de réunir. Mais si, pour obvier à cet inconvénient on cherche à subordonner ce caractère de la suture à celui qu’on tire des formes du corps, tantôt trapues, tantôt cylindriques et grêles, on est arrêté par l’inconvénient inverse, à savoir que les insectes suturés se trouveraient disséminés dans deux: ou plusieurs sous-genres au lieu de figurer dans un seul et même groupe, comme le voudrait leur caractère commun de la suture.
Il me serait facile de citer bon nombre de difficultés sembables, en choisissant dans les genres Rhynchinm et AListor, ou en m’attachant à d’autres caractères.
Ainsi, il faut se résoudre à avoir des genres à séries plus ou moins parallèles, dans lesquels on voit se répéter les mêmes variations de formes, les mêmes caractères échelonnés. La méthode devient nécessairement empirique dès qu’on tombe dans le détail des espèces, parce qu'on y rencontre plusieurs caractères dont la valeur est presque équivalente et qu’il n’est guère possible de subordonner.
Parmi ces derniers, celui de la forme cylindrique du corps est le plus appréciable à l’oeil- il entraîne une forme particulière dans le métathorax, du reste variable aussi. Ce faciès doit être noté; il parait important, puisqu’il se retrouve dans tous les genres et dans toutes les contrées du globe, de même que celui de la suture transversale sur le premier segment de l’abdomen.
Si l’on veut bien comprendre la description des formes des insectes ici décrits, on fera bien de relire ce que je dis page 185 du III. vol. de mes Etudes sur la Famille des Vespides relativement aux variations du métathorax, et sur la nomenclature de ses arêtes, supérieures, inférieures et latérales.
Je dois ajouter que souvent la face supérieure du métathorax se prolonge un peu au delà du postécusson, surtout chez les espèces à formes cylindriques, ce qui crée un caractère essentiel. O 11 ne doit pas confondre cette forme avec celle qui se présente, lorsque l’arête supérieure s’elface, et que les arêtes latérales se continuent avec les inférieures pour former un cintre (Ouvr. cité PI. XII. fig. 8), cas auquel le métathorax se prolonge en général en arrière, mais seulement par son bord inférieur et en biseau, tandis que son extrémité supérieure est bien tronquée au niveau de l’écusson et ne le dépasse point.
Révision partielle du Genre Rliyncliium.
Division Pararhynchium Sauss. (Etudes. III. 173.)
Premier segment abdominal offrant une suture transversa le.
Nous trouvons dans ce sous-genre deux sections correspondantes à celles du sous-genre Rhynchium proprement dit , et chacune d'elles subira sans doute bientôt de nouveaux fractionnements. Voici comment on peut les définir:
I. SECTION. Formes grêles, cylindriques. Mêtathorax prolongé en arriére du posfécusson.