I. - RECHERCHES SUR LES SCHIZOPHYTES
ESSAIS DE DÉTERMINATION DE TOXICITE VIS-A-VIS DU STAPHYLOCOQUE DORÉ ET DU COLIBACILLE
L'activité antimicrobienne (ou antiseptique) d’une substance peut conduire : soit à l’arrêt de la multiplication des germes éprouvés (l’action ainsi réalisée est dite bactériostatique ou antigénétique), soit à la mort des germes éprouvés (l’action ainsi réalisée est dite bactéricide ou antibiotique).
Les principales méthodes proposées chiffrent le pouvoir antibiotique des produits essayés en un rapport :
dilution de l’antiseptique dilution du phénol
appelé « coefficient phénol ». Le rapport est établi en déterminant la plus petite quantité de phénol et la plus petite quantité de l’antiseptique étudié, susceptibles de tuer le germe considéré, dans un temps précis.
Toutes ces déterminations nécessitent l'emploi d'un matériel très propre et soigneusement préparé. Il faut pouvoir disposer de :
— souches pures;
—— un bouillon de culture stérile, destiné à la préparation des souches et à la vérification de l’action bactéricide après l’agression de l’antiseptique;
— un milieu nutritif stérile suffisamment limpide pour que l’on puisse suivre macroscopiquement la multiplication des germes, au cours de l’action tee d’après l’opacification du liquide;
—— tubes Stériles destinés à être le siège de l’action antigénétique;
__ pipettes stériles’ pour la préparation des suspensions microbiennes et pour leur répartition,
— pipettes graduées stériles pour la préparation des milieux à essayer;
__ une ôse en platine (la partie distale de celle que nous
* avons utilisée était arrondie en un anneau mesurant 4 mm. de diamètre).
Les souches.
Nos essais ont porté sur deux espèces microbiennes : le Staphylocoque doré et le Colibacille.
Leur pureté à été régulièrement vérifiée tout au long de nos essais. Conservés sur gélose glucosée, les germes étaient ensemencés en bouillon maintenus à l'étuve à 37° et déjà repiqués toutes les 24 heures à partir du quinzième jour avant le début des essais. Une telle précaution était destinée à adapter nos souches à nos milieux de culture.
Le bouillon de culture,
Le bouillon que nous avons employé était du bouillon ordinaire préparé comme suit :
Faire macérer, à froid, pendant 6 à 12 heures, dans 1.000 grammes d’eau, 500 grammes de viande de bœuf hachée et dégraissée. Exprimer le mélange. Répandre 10 grammes de peptone pancréatique à la surface. Laisser dissoudre. Puis ajouter 1 gramme de glucose et 20 grammes de carbonate de chaux. Faire bouillir 10 minutes. Après filtration jusqu’à clarification sur un papier filtre mouillé pour débarrasser des traces de graisse (plusieurs filtrations sont parfois nécessaires), alcalinisation à pH 7,4 par le carbonate de calcium et nouvelle filtration, répar-
tir le bouillon dans des tubes qui reçoivent chacun 5 cm* du liquide.
Les tubes, bouchés avec des bourres en coton cardé, sont portés à l’autoclave et stérilisés pendant 1 heure à la température de 110'.