DETERMINATION DE L'ACTION ANTIBIOTIQUE
Elle a été réalisée selon la technique de RIDEAL et WAL- KER, modifiée par F. CAUJOLLE, R. DELAS et E. STANIS- LAS (22).
Technique opératoire.
Des tubes sont répartis en quatre colonnes dans des portetubes. La première colenne est composée de tubes vides et les trois suivantes de tubes contenant 5 cm° de bouillon.
Chaque tube vide recoit :
en 5e
__ un volume d'émulsion-mère de S-gaïazulène, correspondant à la dilution finale désirée, — une quantité d’eau distillée stérile destinée à amener le liquide au volume total de 5 cm,
— 5 gouttes d’une suspension de germes.
L'addifion des microbes était prévue de telle sorte qu’un ensemencement était fait toutes les 30 secondes. Comme les repiquages, en milieu de subculture, étaient faits à partir de la cinquième minute qui suivait le premier ensemencement, il n'était pas possible d'opérer sur plus de dix dilutions au cours d’une même série d'essais.
En fait, nous avons toujours réalisé cinq paires de dilutons, afin d’avoir un contrôle rapide quant à la correction de la manipulation. |
Les bacilles sur lesquels ont porté les essais ont été prélevés sur une culture de 22-26 h., en bouillon tenu à l’étuve à 37°, bien homogénéisé par agitation.
S. LAMBIN et M. ROBERT (57), dans un travail récent, ont montré que le nombre de germes à une infiuence notable sur la détermination des actions antimicrobiennes. Ces auteurs soulignent qu’il convient d'opérer avec des suspensions microbiennes de titre suffisamment bien connu.
Nos premiers essais nous ayant montré le faible pouvoir antimicrobien du S-gaïazulène, nous n'avons pas crû devoir préciser le nombre de germes soumis à l’action de ses émulsions. Cependant, nous avons tenu à réaliser tous nos essais dans des conditions assez comparables. Pour cela, nous sommes partis de suspensions de germes dont la densité optique avait été amenée à une valeur précise par addition de bouillon stérile. L’appréciation de l’opacité était faite au moyen d’un photocolorimètre.
Repiquage en milieu de subculture,
De même que les ensemencements en milieu à essayer étaient faits à raison de un toutes les trente secondes, les repiquages en milieu de subculture étaient effectués suivant le même rythme et dans l’ordre de distribution des germes
observé lors de l’ensemencement