RECHERCHES SUR LE POISSON
TOXICITE VIS-A-VIS DE LA PERCHE JAPONAISE (Pomotis gibbosus L. Centrarchidés)
Dans la classe des Poissons, l'espèce choisie pour étudier la toxicité du S-gaïazulène a été la Perche japonaise.
Quatre-vingt-douze sujets sélectionnés mesurant environ 20 mm. (+ 2) de iongueur ont été répartis en lots homogènes,
Mode opératoire
Dans des critallisoirs de 750 cc. de capacité, on place 250 cc. soit de solution aqueuse de tween 20 ou 80 de concentration comprise entre 5.10% et 5.10°, soit des émulsions de S-gaïazulène titrées de 10” à 10* dans des solutions aqueuses de tween 20 ou 80 de concentration comprise de 5.10° à 5.10”.
Les poissons sont introduits dans le liquide et l'heure exacte de cet acte est notée. L'on suit les effets toxiques jusqu'à la mort des sujets. L'expérience est considérée comme terminée quand l'animal, reposant sur le fond, couché sur le flanc et immobile, cesse définitivement d’agiter ses ouïes. Ce moment est noté avec exactitude.
Les essais sont réalisés à la température de 22° ( 2°).
4 TOXICITE DES TWEENS 20 ET 80
Vingt Perches japonaises mesurant environ 20 mm. (+ 2) de longueur et d’un poids moyen de 0,60 gr. environ, ont été soumises à l’action de solutions aqueuses titrant jusqu'à 10” en tween 20 ou en tween 80. Tous les animaux ont survécu normalement aux essais d’une durée de cinq heures.
TOXICITE DU S-GAIAZULENE
Les premiers signes de l’intoxication se manifestent par un besoin d’oxygénation, qui amène le Poisson en surface et l'y maintient la gueule ouverte. L'animal tourne en rond et
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ne tarde pas à présenter des signes de fatigue. Il se laisse descendre au fond du cristallisoir, puis remonte vivement, s'agite, fait des bonds désordonnés qui le projettent parfois hors de l’eau.
Des signes de déséquilibre se manifestent bientôt. L’animal nage sur le flanc ou complètement retourné sur. le dos. Il se maintient de plus en plus difficilement en surface. Ses chutes sont suivies d’arrêts de plus en plus prolongés, en profondeur. £on déséquilibre devient complet, tous les déplacements sont effectués sur le dos et enfin l’immobilisation définitive survient.
Doses toxiques
Le S-gaïazulène s’est montré toxique, dès la concentration de 10”, pour les Perches d’un poids voisin de 0,60 gr. A cette dose, l’intoxication est mortelle en deux à cinq heures. .
La concentration de 4.10° a toujours été mortelle en 1 heure 30 à 2 heures. Ce temps est réduit à quatorze minutes pour la concentration de 10%.
Avec des concentrations atteignant 10‘ les animaux ont tous succombé en huit minutes au maximum.
Le tableau ci-après indique, avec les durées des expériences, les pourcentages de mortalité.
Concentration Durée Pourcentage Pourcentage en S-gaïazulène | de l’intoxication de mort de survie 107 5h: 0 100 10°“ 2h A0: 25 75 2.10 24H: 60 40 4.10° 90 à 120 m. 100 0 5'I0 65 m. 100 0 6.10°° 49 m. 100 0 10 37 m. 100 0 5.10 14 m. 100 0 10% 8 m. 100 0
Poe
De ces résultats, il est permis de dégager les conclusions suivantes valables pour la Perche japonaise, en milieu azulénique à 5.10” et tweené (20 ou 80) :
1° Les concentrations en S-gaïazulène au plus égales à 10” sont très bien tolérées pendant au moins cinq heures.
2° Des concentrations de l’ordre de 10% à 4.10 déterminent, en deux heures environ, des pourcentages de mortalité allant croissant jusqu’à 100 %.
3° Pour des concentrations égales ou supérieures à 4.10" les pourcentages de mortalité égaux à 106 % sont atteints en des temps de plus en plus réduits. Des concentrations de l’ordre de 10‘ sont mortelles en huit minutes.
La courbe de Schakell de l’intoxication affecte le tracé reproduit par le graphique n° 6. ,