ACTION DES TWEENS 20 ET
Dans des essais préliminaires, nous avons vérifié que les tweens 20 ou 80 ne modifient pas la contractilité de la fibre utérine isolée de cobaye, de rate et de souris aux concentrations inférieures à 10.
ACTION DU S-GAIAZULENE
a) Action sur le cobaye.
Nous avons recherché les effets du S-gaïazulène sur la corne utérine d'animaux impubères et pubères.
Utérus d'animaux impubères.
Les cornes utérines isolées de femelles impubères n'ont pas, généralement, de contractions spontanées. Le £S-gaïazulène, dès la concentration de 10”, détermine sur ces organes l’apparition d’une contraction puissante et rapide (graphique n° 20), suivie d’autres contractions de moindre amplitude, selon la dose utilisée (graphique n° 21). I] n’y à jamais retour
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spontané au tonus initial, quel que soit le titre du milieu en produit actif.
Les doses fortes, atteignant au moins 10“ provoquent une contraction tétanique.
Utérus d'animaux pubères.
Les cornes utérines isolées de femelles pubères sont animées de contractions rythmiques. Le S-gaïazulène, à la concentration de 10°, détermine régulièrement :
— une augmentation de la fréquence des mouvements ou une succession de contractions qui, à leur maximum d'intensité donnent une courbe d’enregistrement, affectent l’allure d’un palier (graphique n° 22);
— une élévation du tonus.
A la dose de 10‘, le S-gaïazulène détermine :
— l’augmentatiton de la fréquence des mouvements;
— un accroissement progressif du tonus des fibres qui sont mises en tétanos presque parfait. La courbe obtenue rappelle le profil d’une crète de coq.
Le sulfate d’atropine exerce un effet inhibiteur sur l'action du S-gaïazulène.
b) Action sur la rate et sur la souris.
Les réponses des cornes utérines isolées de rate et de souris pubères reproduisent celles obtenues sur le cobaye. La stimulation des contractions et l'élévation du tonus se produisent dès la concentration de 10° en S-gaïazulène (graphiques n° 23 et n° 24). ;
Dans tous les cas étudiés, les effets consécutifs à l’action du S-gaïazulène ne se manifestent qu'après un délai variable, dépassant parfois 30 secondes, ce qui indique une absorption lente et une fixation du produit dans l'organe.
Le S-gaïazulène agit donc sur la corne utérine isolée de cobaye, de rate et de souris, à la manière de l’acétylcholine, mais les courbes obtenues avec les organes d'animaux pubères reproduisent davantage les courbes inscrites sous l’action de l’ergotamine. Cependant, il ne faut pas comparer l’action de l’hydrocarbure azulénique à celle de ce corps car le délai qui précède l'apparition des effets et l'allure générale de la courbe sont les seuls caractères communs à ces deux ocytociques.
Ut —
UTERUS DE RATE PUBERE
Graphique n° 23
En T : S-gaïazulène 10; augmentation de la fréquence des contractions.
UTERUS DE SOURIS PUBERE
Graphique n° 24
Ent S-gaïazulène 10 : Flévation du tonus et augmentation de la fréquence des contractions.