ACTION DU TWEEN 20 SUR L'INTESTIN ISOLE DE COBAYE, DE RAT ET DE SOURIS
A la suite d’essais préliminaires, nous avons vérifié que les tweens 20 et 80, aux concentrations inférieures à 10, ne modifient par la contractilité de l'intestin isolé de cobaye, de rat et de souris. Seul le tonus peut être abaissé dès la concentration de 10”. ?
ACTION DU S-GAIAZULENE
a) Sur l'intestin isolé de cobaye
Le S-gaïazulène dès la dose de 10”, dans une solution de Tyrode maintenue à la température de 38°, stimule la contrac-
tilité de l'intestin isolé de cobaye (graphique n° 25), Les effets ne se manifestent qu'après un délai d'au moins 2 minutes.
INTESTIN DE COBAYE
Graphique n° 25
En ? : S-gaïazulène 10° : augmentation de l’amplitude des contractions.
Graphique n° 26
En f? : S-gaïazulène 10°
En B : Contractions de ronde amplitude, après 20 minutes. Augmentation du tonus.
En C : Contractions très amples, après lavage.
L'amplitude des contractions et leur fréquence sont, chez certains organes particulièrement sensibles, considérablement
augmentés. Ces modifications sont parfois précédées d’une détente des fibres, probablement imputable à la présence du tween dans le milieu. À part cette phase précoce et inconstante, l’on n’observe une variation du tonus que dans des périodes très brèves où les contractions affectent une allure tétanique.
A la dose indiquée, l’action du S-gaïazulène peut se prolonger sans variations importantes pendant 30 minutes ou davantage, à condition de ne pas soumettre l'organe à une traction trop forte pour lui éviter une fatigue d’origine mécanique. Au bout d’un temps indéterminé, des effets toxiques se manifestent; les contractions deviennent moins vigoureuses et moins amples. Le seul fait de replacer l’anse intestinale dans une solution de Tyrode pure suffit pour provoquer la réapparition des grandes. oscillations (graphique n° 26), comme si l'accumulation du S-gaïazulène dans les tissus déter-: minait des effets nocifs. L’absorption du S-gaïazulène par les tissus serait donc très lente et son action pharmacodynamique se traduirait, pour les doses actives faibles, par une excitation de la motricité des fibres et, pour les doses actives fortes, par une inhibition des mouvements. Aux doses employées, l'effet toxique est réversible puisqu’un simple lavage détermine la réapparition de la contractilité. L’adüition de sulfate d’atropine, au milieu, inhibe les effets du S-gaïazulène mais l’activité de cette substance ne saurait être comparée à celle de l’acétylcholine car elle n’augmente pas sensiblement le tonus intestinal.
L’addition de chlorhydrate de Yohimbine ou de chlorhydrate d’adrénaline, à l’organe stimulé par notre produit, est suivi d’une chute du tonus des fibres et d’une disparition des mouvements péristaltiques. ou
b) Sur l'intestin isolé de rat ou de souris.
Le S-gaïazulène exerce sur ces organes des actions analogues à celles constatées sur l'intestin isolé de cobaye (graphiques n°* 27, 28 et 29). On observe une augmentation de l’amplitude de la fréquence des contractions, sans variation notable du tonus des fibres.
Les effets du sulfate d’atropine (graphique n° 30), du chlo-
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rhydrate de Yohimbine et du chlorhydrate d’adrénaline sexercent nermalement, en présence de S-gaïazulène aux doses actives.
CONCLUSIONS Le S-gaïazulène stimule le péristaltisme de l'intestin isolé de cobaye, de rat et de souris, dès la dose de 10”. Il n'en modifie pas notablement le tonus. Ses effets scnt affaiblis
ou supprimés par le sulfate d'atropine, le chlorhydrate de Yohimkine et le chlorhydrate d’adrénaline.