‹ Sur L'Activité Biologique Du S-GaiazulèneChapitre 81 sur 84 · À) EFFETS OBSERVES SÛR L'ANIMAL ENTIER · texte numérisé non relu

À) EFFETS OBSERVES SÛR L'ANIMAL ENTIER

a) La Perche japonaise, Pomotis gibbosus L. Centrarchidés succombe pour toute concentration supérieure à 10° en S-gaïazulène, dans un milieu tweené.

b) La Souris blanche succombe après administration, par voie intrapéritonéale, de doses au moins égales à 1 g. de S-gaïazulène, en solution huileuse, par kilog d'animal.

c) Sur le Chien chloralosé, le S-gaïazulène pur, administré par voie intraveineuse à doses relativement faibles (0,05 g. ou 0,10 g. par kilog d'animal) ou à doses mortelles détermine une hypotension résultant d’une action vagotonique précoce mais brève, d’un effet cardiaque plus durable, d’une chute du

tonus sympathique et probablement d’une atteinte des centres vaso-moteurs.

La respiration est longuement stimulée par les doses administrées sur un rythme lent et bloquée, passagèrement, par les doses injectées brutalement. Cette action semble, en grande partie, relever d’une excitation du pneumogastrique.

La rate est paralysée pour toutes les doses injectées.

Le péristaltisme intestinal est stimulé par des doses faibles administrées, per os, en émulsions tweenées à 1 p. 1.000 et par voie intraveineuse, à l’état pur.

La dose mortelle en + soixante minutes, déterminée selon la méthode de TIFFENEAU, se situe aux environs de 0,70 g. par kilog d'animal (moyenne de cinq animaux).

Le S-gaïazulène ne se retrouve qu'à l’état de traces dans le cœur, le foie. la rate et les reins. Dès l'injection, il s’accumule dans le poumon qui est son principal émonctoire. Son affinité pour les lipides le fait retrouver dans le tissu adipeux, mais nous n'avons pas constaté de localisation cérébrale notable.

Le S-gaïazulène, administré à doses toxiques, provoque des lésions du poumon et des reins. Il ne modifie pas sensiblement l’urémie, la glycémie et la cholestérolémie.

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