L .., 36 ans, Hôtel-Dieu
Hémiplégie gauche récente avec déviation conjuguée à droite, hémianopsie latérale homonyme gauche, et surdité gauche.
Sensibilité. — Tactile, douloureuse el thermique. — Considérablement diminuée aux membres gauches, progressivement décroissante, au membre supérieur, à mesure qu'on descend vers son extrémité périphérique, topoanesthésie et topoanalgésie.
Attitudes segmentaires. — 1. Orientation au repos. À gauche, perte de la notion de position ; la malade a perdu toute conscience de son membre qui lui paraît détaché de l'épaule.
2. Mouvements passifs. Aux membres gauches, les mouvements commu niqués ne sont pas perçus.
Agnosie tactile, — A gauche, il n'y a pas de perception stéréognostique.
Autopsie. — Dans l'hémisphère droit, ramolilissement central volumi-
neux ayant détruit l’avant-mur, la capsule externe, le noyau lenticulaire, le
coude et le segment postérieur de la capsule interne, etle bord supéroexterne de la couche optique.
XII (p. 168). 28. — R..., 59 ans, Hôtel-Dieu, 1901.
Hémiplégie droite récidivante avec aphasie, rapidement améliorée, et hémianopsie homonyme latérale droite.
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Sensibilité. — 7Zaclile, douloureuse et thermique. — Considérablement diminuée à droite, avec abolition complète à la main etau membre inférieur. Topo-anesthésie et topo-analgésie à la main et à l'avant-bras droits.
Amélioration progressive, avec amélioration minimum à la main et à l'avant-bras.
Atltudes seygmentaires. — 1. Orientation au repos. A droite, perte de la notion de position du membre supérieur, à condition qu'il soit immobile depuis quelques instants ; pour saisir sa main droite avec la main gauche, le malade tâätonne, cherche son coude droit, et suit l'avant-bras droit jusqu'à l'extrémité.
2. Mouvements passifs. A droite, les mouvements communiqués aux doigts, à la main et à l’avant-bras ne sont pas perçus.
Amélioration progressive : le malade arrive à percevoir les mouvements communiqués qu'il peut reproduire avec le membre gauche.
Agnosie tactile. — Aucune perception stéréognostique. Quand on lui met un objet dans la main droite, en suppléant par des mouvements passifs aux difficultés du palper, le malade sait qu'il tient quelque chose, mais ilne peut en indiquer ni la forme, ni la nature.
Amélioration progressive, parallèle à l'amélioration de la sensibilité et de la motilité : le malade peut fermer la main sur l'objet et le déplacer.
Un crayon. — C'esi un objet allongé comme un crayon.
Un sou. — (est un objet plat, rond, c’est un sou.
Une montre. — C'est un objet d’une certaine épaisseur ; il ne peut en déterminer la forme.
Un morceau de pain. — C’est un objet volumineux. Ii ne sait pas ce que c'est.
IL arrive enfin à bien reconnaître la forme des objets, il n'hésite que pour les identifier et les nommer.
XV (p. 174).