‹ Sur l'Agnosie TactileChapitre 51 sur 60 · MAIN DROITE · texte numérisé non relu

MAIN DROITE

C'est un mouchoir.

C'est un objet froid, tout rond.

Elle parait lisse et molle. [1 ne sent pas l'humidité par la face palmaire, mais la sent par la face dorsale.

C'est un petit objet un peu bossu.

C'est un peu plus long que l’autre, il semble aussi que ce soit un cachet.

Il semble que ce soit une cerise, parce que c'est mou et que c'est un petit objet.

C'est la même chose, ça présente aussi un bout tranchant.

C’est un grand objet, froid et anguleux, il semble être rond d’un côté et plat de l’autre. Je sens un bord tranchant d’un côté.

C’est un objet long : sur un côté, çà ressemble à un crochet, il essaye de le retourner et n’y parvient pas et il entend alors le bruit des dents : c'est un peigne.

Je ne sais pas.

I1 le repousse par hasard, jusqu'à la face palmaire du poignet, c'est un couteau.

Je crois que c’est un crayon.

C'est un objet long.

À la main gauche, tous ces objets sont aussitôt reconnus et nommés.

OBsERvATION DE BuLLARD.

(The journ. of nerv. and ment. dis., 1904, p. 246.)

128. — Homme d'affaires, 58 ans. — Motilité. — Æn mai 1902, engourdissement à gauche, progressivement suivi par une hémiparésie gau-

che à constitution lente, avec inhabileté croissante de la main, affaiblisse-

ment du membre inférieur et démarche incertaine, sans Romberg au début, aboutissant plus tard à confiner le malade à la chambre.

Réflectivité. — Réflexes rotuliens exagérés, pas de Babinski.

Sensibilité. — Tactile el douloureuse, normales ; musculaire altérée à la main gauche, le malade perd aussi ses jambes dans son lit.

Agnosie tactile à la main gauche. — Ayant attiré l'attention dès le début.

11 juillet 1902. — Même état : on remarque, en plus, une double papil-

lite, une ataxie marquée du bras gauche, avec erreurs dans la discrimination tactile, un Romberg, un Babinski gauche, et des troubles de sensibilité du membre inférieur gauche (localisation, pression, attitudes segmentaires), coiïncidant avec une agnosie tactile au pied gauche, qui sent un crayon comme un point.

18. — Sensibilité généralement améliorée avec amélioration de l’agnosie tactile : avec la main gauche, le malade distingue un objet lourd d’un objet léger et reconnait la plupart d'entre eux.

Dans les jours qui suivent hémianopsie gauche, hémiplégie gauche totale, affaiblissement progressif, mort.

Autopsie. — Gliome du corps calleux, à droite, approchant assez près la

corticalité, dégénérescence secondaire du faisceau pyramidal.

A. — The journ. of nerv. and ment. dis., 1898, p. 37.

429. — Homme, 24 ans. À 10 ans, fracture avec enfoncement du pariétal droit sur la région motrice du cerveau : après trois semaines sans connaissance, hémiplégie gauche, avec hémianesthésie absolue.

En quelques mois, guérison complète de l'hémiplégie et de l'hémianesthésie, sauf erreurs à gauche, dans la localisation des contacts.

Agnosie tactile persistante à la main gauche.

L'auteur conclut à l'origine hystérique du trouble rapporté.

oo Le 6

B. — The Amer. journ. of the med, Sc., 1901.

130. — L'auteur rapporte à nouveau l'observation précédente, il conclut maintenant à l'agnosie tactile par incapacité de localiser les sensations.

131. — Homme, 37 ans, 1898. — Hémiparésie gauche avec paresthésies, léger embarras de la parole et douleurs d'intensité moyenne à la région pariétale droite : mouvements tous possibles, mais affaiblis.

Sensibilité. — 7actile. — Légèrement affaiblie aux deux premiers doigts gauches et sur le côté gauche du nez ; ailleurs normale, sauf pour la localisation, mauvaise.

QI n'y avait pas d'altération des autres formes de la sensibilité ».

Agnosie tactile gauche.

Autopsie. — Tumeur sous-corticale droite, au voisinage du ventricule latéral.

132. — Homme, 25 ans, 1899. Epilepsie jacksonnienne à la main gauche,

avec douleurs concomitantes « en vague » dans le bras gauche, Ablation d'esquilles osseuses, guérison.

Motilité. — Parésie légère du bras gauche, avec ataxie ; maladresse, Sensibilité. — Normale, sauf à la notion de position, altérée. Agnosie tactile. — Partielle à la main gauche : il reconnaissait certains

objets, d'autres pas, sans qu'on ait pu cantonner l'agnosie à des objets ayant quelque caractère commun.

OgservarTion DE Mac CONNEL.

(The journ. of nerv. and ment. dis., 1907, p. 201.)

133. — Homme, 53 ans, mouleur, alcoolique, tabagique, et probablement syphilitique, 1907.

Il y a sept ans, hémiplégie gauche, avec élancements dans la face gauche ; au cours des années suivantes, crises d'élancements dans l'hémi-face gauche, avec amélioration de l’hémiplégie, qui laisse derrière elle une faiblesse persistante à gauche ; céphalalgies violentes avec nausées, sans embarras gastriques.

1l y a un an, crise violente d'épilepsie jacksonnienne gauche, sans perte de connaissance.

Aujourd'hui. Motilité. — Affaiblissement musculaire gauche, avec mouvements faciles, mais lents et ataxiques, Romberg exagéré par l'acclusion des yeux, démarche ataxique unilatérale,

OBSERVATIONS DE LANGUE ANGLAISE 105 RE ne don Ca Se PP RE RE te

Après l'entrée, crise violente d’épilepsie jacksonnienne avec perte de connaissance, d’abord gauche, puis généralisée.

Réflectivité. — Réflexes tendineux plus forts à gauche qu'à droite, pas de clonus du pied, Babinski muet.

Pas d’Argeyll-Robertson ; aucune névrite optique.

Sensibilité. — A gauche, hémianesthésie progressivement croissante vers l'extrémité des membres ; kyperalgésie par aires ; sensibilité thermique normale.

Altitudes segmentaires. — À gauche, les mouvements passivement communiqués, particulièrement aux doigts, ne sont pas perçus.

Agnosie tactile. — Absolue.

L'auteur estime qu'il s'agit vraisemblablement d'une tumeur à localisation occipito-pariétale droite,

(The journ. af nerv. and ment. dis., 1894).

Ut (p. 764).

134. — Garçon, 16 ans, 1894. — Epilepsie jacksonnienne gauche depuis trois ans (coup sur la tête à 13 ans). Elancements dans le bras gauche, avec hémiparésie gauche, accusée seulement au membre supérieur depuis

un an. Céphalalgies violentes, vomissements, névrite optique.

Sensibilité (atteinte au seul membre supérieur gauche). — ypoesthésie, avec erreurs dans la localisation et élargissement des champs de Weber (2 cent.) ; hyperalgésrie légère ; sensibilité thermique normale.

A la pression, défectueuse, erreurs dans l’appréciation des poids ; notion de position, défectueuse ; incoordination des mouvements.

Agnosie tactile. — Le malade n'arrive pas à reconnaitre la nature des objets placés dans sa main gauche.

Intervention. — lrépanalion droite à la partie moyenne des circonvolu-

tions rolandiques : ablation incomplète d'un sarcome, amélioration passagère, sauf pour les troubles de sensibilité.

IV (p. 766).

435, — Amélia B..., 17 ans. — Epilepsie jacksonnienne droite à début par le membre supérieur, remontant à 11 ans (coup sur le pariétal gauche à 6 ans), suivie d'épilepsie généralisée, hémiparésie droite, sans trouble de sensibilité, arrêt du développement intellectuel,

Intervention. — Trépanation gauche, à la partie moyenne des circonvolutions rolandiques : ablation de substance cérébrale altérée. Après l'intervention. — Motilité. — Hémiparésie droite, marquée sur-

tout à la face, moins au membre supérieur, à peine au membre inférieur. Sensibilité (membre supérieur droit), — Hypoesthésie (anesthésie pour

RE LE SEE ee EE l'index) avec erreurs dans la localisation, hypoalgésie, sensibilité thermique normale.

Notion de position normale, aucune ataxie,

Agnosie tactile. — La malade n'arrive pas à reconnaitre les objets usuels qu'on met dans sa main droite.

Trois semaines après, amélioration progressive, motrice, sensitive et mentale.

XVI (p. 776).

Observation de W. H, Hupson.

Annals of Surgery, 1893, p. 421,

436. — Garçon, 15 ans, 1893. Coup sur la tête. Motilité. Hémiparésie droite, marquée seulement au bras.

Sensibilité droite. — Superficielle : hypoesthésie, analgésie, troubles légers de la sensibilité thermique.

Profonde. — Un demi-pound est tenu pour environ cinq pounds.

Agnosie tactile. — Un demi dollar est pris pour un dollar. Les yeux fermés, le malade n'arrive pas à faire la différence entre un mouchoir en soie et la couverture en laine de son lit.

intervention. — Trépanation gauche à la partie moyenne des circonvolutions rolandiques : ablation d’un caillot extra-dural, guérison.

XVIII (p. 778).

Observation de Wizzrams

New-York médical journal, 1892, janvier.

137. — Homme, 23 ans, 1892. Fracture compliquée du pariétal droit, sur le x centre du bras ».

Paralysie complète du bras gauche, sans trouble de sensibilité.

Intervention. — Perte légère avec dilacération dans la substance cérébrale. Hernie cérébrale consécutive.

Trois mois après Motilité. — Hémiparésie gauche légère.

Sensibilité. — Hémianesthésie uniquement tactile, surtout à la main. Ataxie légère.

Agnosie tactile. — Le malade n'arrive pas à distinguer un canif d'un crayon.

Ogservarions pe DERCUM,

(The journ. of nerv. and ment. dis.)

IL (1899, p. 470).

138. — Femme, 26 ans, 1899. — Motilité. — Depuis deux ans, raideur avec douleurs dans le côté droit du cou, depuis trois mois, maladresse avec

OBSERVATIONS DE LANGUE ANGLAISE 107 Ne ee ne

engourdissement de la main droite, puis du bras droit tout entier, qui devient ataxique, enfin de la jambe droite, qui commence à faire tituber la malade.

Réflectivité. — Réflexe rotulien droit exagéré ; un peu de clonus du pied droit.

Sensibilité. — Superficielle. — Normale (sans détails).

Profonde. — Altérée: la malade se trompe sur les positions données à tous les segments du membre supérieur droit.

Agnosie tactile. — A la main droite.

Aggravation. — La paralysie motrice et la paralysie sensitive gagnent peu à peu les quatre membres. — Mort,

Autopsie. — Chondrosarcome de l’occipital comprimant l'artère vertébrale droite, le lobe droit du cervelet, et l'olive droite. Dégénérescence des cordons latéraux et postérieurs presque aussi prononcée à gauche qu à droite. Fibres dégénérées dans le faisceau cérébelleux direct droit.

II (1900, p. 569).

139. — Sur 414 cas d’affections du système nerveux, prises au hasard, F. X. Dercum a rencontré 47 astéréognosies dans l'hémiplégie, tiois astéréognosies dans la diplégie cérébrale infantile (dont une unilatérale sur un enfant hydrocéphale, impossible à explorer avec quelque précision), deux astéréognosies dans la paraplégie ataxique, enfin une astéréognosie bilatérale dans la polynévrite, avec troubles de la sensibilité périphérique qui méritent d’être rapportés :

Sensibilité Main droite Main gauche DATE drone er Re — retardée — DOSIOUTEUSOE. NAN. Mc + Su DOCCIAIQUORENE CR RTE LE = a COCADSSHONALHET RENAN Tee — — PASSION ARMES He ee ee ( 0 Attitudes segmentaires . . . . . 0 0

Dans aucun des cas ainsi pris au hasard, il n'a trouvé d'astéréognosie sans troubles concomitants de la sensibilité périphérique, superficielle ou profonde.

OB9gERVATIONS DE DiLcer.

(Brain 1901.)

440. — Homme, 40 ans, 1901. — Dix-neuf ans auparavant, fracture du pariétal gauche, ayant nécessité l’ablation d’un large volet osseux : perte de connaissance ayant duré quatre mois, hémiplégie droite ayant duré cinq mois, pour laisser derrière elle une évidente maladresse de la main fous, qui persiste encore aujourd'hui, malgré la force revenue.

Un ans après accident, syphilis : dans les dix années qui suivent, mictions difficiles, affaiblissement sexuel, amblyopie progressive, strabisme passager, marche bésitante.

Septembre 1901, — Large dépression crânienne à la région pariétale gauche : ovoïde ayant trois pouces en long, un pouce en large, à grand axe oblique en bas et en arrière, croisant en X juste en son milieu la projection

. osseuse de la scissure de Rolando.

Motilité. — Aucune paralysie ; léger degré d'ataxie statique et locomotrice ; pas d’atrophie musculaire.

Réflectivité. — Réflexes rotuliens abolis.

Argyll-Robertson, inégalité pupillaire, atrophie optique bilatérale avancée.

Sensibilité. — Tactile, douloureuse et thermique. — 1. Seuil intensif. Normale.

2. Seuil extensif. Pour obtenir la discrimination tactile à la face palmaire de la main droite, il faut un écart d'au moins 60 millimètres aux doigts, et 80 millimètres à la paume, bien plus considérable encore à la face dorsale de la main, à l'avant-bras et au bras.

À la pression. — Variations minimes (du dixième au quart), exactement perçues.

Altitudes segmentaires. — Quand les doigts ou le poignet de la main droite sont passivement amenés aux positions de flexion, d'extension, d’abduction et d'adduction, le malade n'arrive pas à reproduire ces attitudes avec l'autre main ; mais il reproduit rapidement les attitudes analogues avec la main droite, quand on les donne à la main gauche. Les attitudes des coudes et des épaules sont correctement reproduites de chaque côté.

Agnosie tactile. — Le malade n'arrive pas à reconnaitre les objets placés dans sa main droite, monnaies, bouchons, montre, bouteille, carnet, clé, anneau, carte, crayon et mouchoir..…., mais il reconnait certaines qualités, dur, mou, lisse, rugueux, mouillé, sec, lourd, léger, chaud ou froid. ; quand ces objets sont placés dans la main gauche, il les reconnait immédiatement,

L'auteur estime qu’il s'agit d'un tabes, mais que l’agnosie tactile ressortit non au tabes, mais à la fracture du crâne.

IT (p. 653).

141. — Homme, 35 ans, polisseur sur métaux, 1901. Juin, juillet, octobre 1900. — Trois crises convulsives, généralisées, la

première sans aura, ayant duré trois heures, la deuxième et la troisième avec aura vertigineuse oculaire, ayant duré, la deuxième cinq heures, et la troisième quinze minutes.

Novembre 1900. — Coup sérieux sur la tête : depuis lors, engourdissement persistant à droite, dans la face, le bras et la jambe.

Janvier 1901. — Céphalalgies violentes, sans vomissements, ayant per.

OBSERVATIONS DE LANGUE ANGLAISE 109 eo

sisté jusqu’en août où elles ont disparu : névrite optique droite, à gauche opacité cornéenne empêchant l'examen.

Avril 1902. — Motilité. — Pas d'affaiblissement musculaire ; station et marche normales ; pas d'atrophie musculaire.

Réflectivité. — Réflexes rotuliens présents, le droit plus rapide que le gauche, mais à peine exagéré ; pas de Babinski.

Sensibilité. — Tactile, douloureuse et thermique. — 1. Seuil intensif. Normale.

2. Seuil extensif. A droite, pour obtenir la discrimination tactile, il faut arriver aux écarts suivants : à la face palmaire des doigts, 40 à 60 millimètres ; à la paume, 60 à 80 millimètres ; à l’avant-bras et au bras, 30 millimètres de largeur, 80 à 125 millimètres en longueur.

Atlitudes segmentaires. — Quand la main droite et les doigts sont amenés aux attitudes variées de flexion, d'extension, d’abduction, et d'adduction, ces attitudes peuvent habituellement être reproduites par l'autre main, mais pas toujours, et jamais sans hésitation ni visible effort, ce qui contraste for tement avec la rapide et toujours correcte reproduction par la main droite et ses doigts, quand la gauche est passivement amenée aux mêmes atlitudes.

Agnosie tactile. — Dans la règle, le malade est incapable de recon naître les divers objets placés dans sa main droite. Il était exploré avec des monnaies variées, du papier monnaie, un crayon, une bouteille, un anneau, une montre, des cartes, un bouchon, un canif, une clé, etc... Il pouvait

donner sur les objets des renseignements nombreux, sans arriver à les reconnaitre ; il appréciait même les plus petites différences de température, et de poids. Il pouvait dire si les objets étaient grands ou petits, lisses ou rugueux, durs ou mous, mouillés ou secs. Il reconnut correctement un mouchoir de poche, sut qu'une carte était souple, et supposa qu’elle pouvait être en cuir. Tous ces objets, transportés dans la main gauche, furent immédiatement reconnus.

L'auteur estime qu'il s'agit d’une tumeur cérébrale siégeant à gauche, dans la région rolandique.

OBsEeRvATION DE MiLzs.

(The journ. of nerv. and ment. dis., 1901,p. 605.)

1432. — Femme d'âge moyen, malarique, sans syphilis antérieure : céphalalgie occipitale, obnubilation intellectuelle, mouvements nystagmiformes, névrite optique avancée, raideur du cou, pas de vraie paralysie motrice, réflexes rotuliens affaiblis, ataxie du membre supérieur gauche, agnosie tactile à la main gauche.

Autopsie. — Large foyer de ramollissement, limité à l'œil nu au lobule pariétal supérieur, sans extension sur la zone motrice.

Dans la discussion consécutive au long exposé de C. K. Mills sont rap-

portés :

443. — 1° Un cas par F. W. Langdon. Epilepsie jacksonnienne gauche, sans trouble de la sensibilité, ni agnosie taetile, suivie d'une hémiparésie gauche, avec trouble de la sensibilité et agnosie tactile passagère, après intervention sur la région rolandique droite.

444. — 2° Un cas par T. Diller. Maux de tête, vomissements, double né-

vrite optique, convulsions généralisées, ni troubles moteurs ni troubles de la sensibilité commune, agnosie tactile droite.

1445. — 3° Un cas par J. H. Lloyd. Agnosie tactile dans une hémorragie corticale du lobule pariétal supérieur.

446. — 4° Un cas par J. Collins. Epilepsie jacksonnienne avec astéréognosie typique, par tumeur à départ subcortical, située en plein centre dans la région rolandique.

447. — 5° Un cas par J. Sailer. Agnosie tactile dans un tabes, sans troubles de la sensibilité superficielle.

Ogservarion DE Mizcs, KEEN ET SPiLLEr.

(The journ. of nerv. and ment. dis., 1900, p. 244.)

148. — M. S.R , 57 ans, 1900. — À dater de 1894, jusqu'en 1899, apparaissent successivement les signes d'une tumeur cérébrale, avec ralentissement du pouls, associés à d’autres signes d’origine hystérique, ayant longtemps rendu le diagnostic hésitant.

Sensibilité subjective. — Paresthésies variables dans le bras droit, puis dans la jambe droite, céphalalgies d’abord légères et plus ou moins diffuses, puis croissantes et localisées dans la région pariéto-frontale gauche, pas de vomissements, jamais trace de névrite optique jusqu'au jour de l'intervention.

Motilité. — Ataxie dans le bras droit, puis dans la jambe droite, progressivement croissante ; plus tard, hémiparésie droite, progressivement croissante aussi jusqu'à l'hémiplégie complète, sauf à l'hémi-face, toujours légèrement parésiée ; atrophie musculaire droite tardive,

Réflectivité. — Réflexes tendineux exagérés à droite ; clonus léger du pied droit; Babinski tardivement apparu.

Sensibilité objective. — Hypoesthésie tactile, douloureuse et thermique à droite, progressivement croissante, avec participation des muqueuses.

OBSERVATIONS DE LANGUE ANGLAISE 11i

Page 1