I. —— Cuissons D’ARGILES EN CHAMP MAGNÉTIQUE
46. Les essais à faire. — On peut faire varier les 6 facteurs suivants :
19 CoMPosITION DE L’ARGILE. — Eniréalité une grande partie des essais se rapportent à l'argile de Noron que j'avais déjà utilisée (loc. cit., $ 2, 50). Deux séries nouvelles de cylindres ont été moulés avec cette argile : la 17€, série B, a été cuite alors que les températures, mesurées avec un pyromètre industriel, étaient assez mal déterminées ; la 2€, série C, d’une centaine d'échantillons, a fourni
presque tous ceux qui vont être étudiés. La composition de l’argile de Noron est approximativement :
510? AI205 Fe?O* TiO2 (CaO, Mg0) (K20, NaO) TE h 62,33 17,75 7,4 0,45 0,45 3,8 43 33 PR = perte au rouge, h — humidité.
Sa susceptibilité est faible et un peu variable d’un cylindre à un autre; pour les cylindres C, elle est comprise entre 13 et 14,5.10 °.
20 ATMOSPHÈRE DE CUISSON. — J’ai employé l’azote pur, l’air, l'oxygène et le gaz d’éclairage.
30 TEMPÉRATURE DE Cuisson T. — Les cuissons ont été relativement lentes et faites à des températures variées allant jusqu'à 10000.
40 CnamP MAGNÉTIQUE H. — Beaucoup de cuissons ont eu lieu dans un champ de 13 gauss ; mais dans quelques cas la variation de l’aimantation avec le champ a été étudiée, la limite atteinte étant 120 gauss.
50 INTERVALLE DE TEMPÉRATURE PENDANT LEQUEL AGIT LE CHAMP. — Au point de vue des applications géophysiques il est surtout intéressant d'étudier la cuisson complète (chauffe et refroidissement) en champ magnétique. Mais le champ n'étant efficace, pratiquement, que pendant le refroidissement, en général le courant n’était établi dans la bobine entourant le four que vers la fin de a chauffe ;: d’autre part, la fin du refroidissement étant très lente, le champ était souvent coupé quand la température était descendue à 1200: je dirai alors qu’il y a eu aimantation complète. L’aimantation complète vraie (champ agissant jusqu’à 200) serait un peu plus forte ; je l’ai étudiée dans
quelques cas. Dans d’autres essais, le champ n’agissait que pendant une partie du refroidissement,
entre deux températures T' et T!' (T' T, T'! > 1200) ; je dirai qu’il y a eu aimantation partielle. 69 VITESSE DE CHAUFFE ET DE REFROIDISSEMENT. — L'effet, assez faible, de ces vitesses sera
étudié au $ 65,20.
À. — Argile de Noron. Aimantation complète. Champ de 13 gauss
On aura 2 variables : atmosphère de cuisson, température T de cuisson (').
On trouvera parfois deux séries de résultats parallèles : pour une atmosphère donnée, ou bien plusieurs cylindres sont cuits à différentes températures, ou bien un même cylindre est cuit successivement à des FA AE croissantes. En général, des cuissons successives à des températures croissantes jusqu’à une température T, donnent le même résultat qu’une cuisson directe à FE: Les courbes obtenues avec un même cylindre seront régulières (?) ; celles obtenues avec plusieurs cylindres seront irrégulières à cause des variations de composition de cylindre à cylindre.
47. Atmosphère oxydante. — 19 ATMOSPHÈRE D'OXYGÈNE. — Cylindre C.43, susceptibilité de
l'argile crue : y, = 13,0.10 *. (Fig. 21).
TagrEeau VI
bmpérailiires, de cursson 200 #00 600 &00 4000
29 ATMOSPHÈRE D’AIR. — Cylindre C.36, Xo —= 13,3.107°, (Fig. 22).
TaBrsau: VII
Tempéralures pe cuisson 200 400 600 600 A000
(?) La variable en italique sera celle en fonction de laquelle les courbes seront tracées. (?) Cette régularité montre, d’ailleurs, la précision des mesures, du moins pour les aimantations permanentes, les susceptibilités étant moins bien définies, 16,
Trois autres cylindres ont été cuits dans les mêmes conditions que C.36 mais à la température 7550 ; ils ont donné : ” Gray CRE à (6) He 13;0" 10
Comparés entre eux et à C. 36 cuit à 9550, ils montrent :
1) que toutes autres conditions identiques, 1l y a une variation de cylindre à cylindre des valeurs de ; et de y, due certainement à de faibles différences de composition. On remarquera que les plus fortes valeurs de ; coïncident avec les plus fortes valeurs de y.
2) que le cylindre C. 36 cuit à 7550, après trois autres cuissons avait à peu près la même aimantation que les autres cylindres cuits directement à 9550.