‹ Sur l'aimantation des terres cuites et ses applications géophysiquesChapitre 59 sur 74 · Soit · texte numérisé non relu

Soit

10 = ST tfermaue rémanente FRE 5 ie

, /emperatu Les des réchauf ?

200 200 600 Fig. 36.

29 CyLINDRE C2. — Aimantation thermique nulle. L’aimantation rémanente due au champ

282 gauss, 5 = 490.104 (8 91, 50) est devenue, après 3 jours : 475.10-#(en unités arbitraires 278).

(1) P. MERCANTON. — Encorel’aimantation des terres cuites et la méthode de Folgheraiter. C. R., Société Suisse, G. M, A., 1923, p. 3y. (?} L'évolution magnétique est, je crois, tout à fait indépendante de ce champ terrestre,

La comparaison de la courbe (fig. 36) de disparition de l CIN ANItER l’aimantation rémanente, avec celles données pour la dispari-

! arbitraires

tion de l’aimantation thermique, sur des corps de même com-

position (thermique complète $ 58, 20 et thermique partielle

2659 19,15 $ 68, 127 cas) est intéressante. J’ai tracé, en pointillé, la courbe DO 9.95 ADS HE ; Dr

“ (es de désaimantation qu'on aurait obtenue, pour G.2, avec une

aimantation thermique pure égale à son aimantation perma-

nente initiale. On voit :

19 Que la forme des courbes relatives à un même corps est différente pour l’aimantation thermique et pour l’aimantation rémanente : aux températures peu élevées, la pente est faible dans le ref cas, forte et constante, assez longtemps, dans le 2€ cas.

20 Mais que l’aimantation rémanente ne disparaît qu’à la température T,. Pour un corps donné,

il semble donc que la température de disparition de l’aimantation permanente (qu’elle soit thermique ou rémanente à froid) a lieu à une température T, constante, point de Curie du constituant magnétique de la terre cuite (”).

Conséquence. -— On peut encore observer un phénomène curieux de réaimantation spontanée. Un cylindre aimanté thermiquement étant amené à aimantation apparente nulle (comme au $ 75, 4°), par addition d’une aimantation rémanente à froid inverse, si on le réchauffe en champ nul, on le voit s’aimanter progressivement : l’aimantation thermique disparaissant moins vite que la rémanente se révèle peu à peu. Un réchauffement jusqu’à T,, effacera évidemment toute aimantation. Cela est presque réalisé dans l'exemple suivant :

Cylindre C.6. — Aimantation thermique ; — 560.107 #, soit 32,70 en unités arbitraires; par action d’un champ de 250 gauss, opposé à cette aimantation, l’aimantation permanente totale devient — 1,94 (unités arbitraires) et, d’ailleurs, — 1,40 le lendemain. Ce cylindre à aimantation permanente presque nulle par compensation, est réchauffé en atmosphère d’azote et champ magnétique nul.

Pour t=52169 G = + 6,30 unités arbitraires ÉÆ 4559, G = + 10,0 » ) Le cylindre s’est donc aimanté par réchauffement en champ nul et les nombres obtenus pouvaient être prévus en admettant que les 2 aimantations opposées existaient séparément.

Ce phénomène et celui déjà étudié ($ 73, 4°) imposent l’idée que l’aimantation thermique et l’aimantation rémanente à froid sont de nature différente (?) ; elles se superposent dans un corps mais ne s’additionnent pas ; leurs effets s’ajoutant géométriquement bien entendu.

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