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Années |
Fig. 42.
2 Le maximum d’inclinaison qui sera à préciser avec d’autres séries se trouverait à Paris vers 1930 et 1] serait de 749 3 environ. Ce résultat s’accorde bien en date avec les valeurs données à Londres par mesures directes (maximum en 1723 ?) mais pas tout à fait en valeur (74040 alors que la variation actuelle Londres-Paris est 20 environ). La différence est cependant faible si l’on tient compte de
l’imprécision des mesures d’inclinaison à cette époque.
(?) Ces résultats ne sont pas triés dans un plus grand nombre, j'aistrictement rendu compte de toutes les mesures que j'ai faites.
3 Deux points correspondent à des dates très voisines et à des lieux assez différents : série X à Tours et série XI à Lille ; or l'accord des 2 valeurs est bon (*) ce qui semble montrer que la correction de latitude est à peu près exacte.
Il sera intéressant, Je crois, d'essayer de préciser cette courbe et de la poursuivre dans le temps ; mais les matériaux deviennent de plus en plus rares, et vite d’ailleurs, avec l’éloignement. Le Moyen Age né comporte, en France, que peu de constructions en briques (?). L’intervalle vide entre 1400 et l’époque gallo-romaine est important. Etant donné l’aide qu’on veut bien m'apporter, j'espère arriver à le combler si c’est une tâche possible. On pourrait évidemment songer à se procurer des matériaux à l'étranger (Allemagne, Italie, Espagne) ; mais en admettant qu’on puisse en obtenir, les corrections pour ramener les valeurs au même lieu, Paris, deviendraient alors difficiles. Il faut, je crois, se limiter beaucoup dans l’espace et n’avancer dans le temps que progressivement si l’on veut des résultats utilisables. Le travail étant terminé pour la France, il serait, bien entendu, intéressant de le reprendre pour d’autres pays, ce qui, d’ailleurs, est indispensable si l’on veut remonter avant l’ère chrétienne.
86. Matériaux de l’époque gallo-romaine. — Contrairement à celle du Moyen Age, la période galloromaine est riche en terres cuites ; mais si J'ai pu, jusqu'ici, obtenir un grand nombre d'objets de cette époque, je n’en ai malheureusement aucun qui soit vraiment bien daté. J’ai, malgré cela, étudié un certain nombre de briques et de poteries dont l’origine gallo-romaine n’est pas douteuse.
Briques gallo-romaines.
19 Paris, vers 300 ? : série CI. — Palais des Thermes dits de Julien (musée de Cluny). Matériaux dus à M. Genuys, architecte en chef des monuments historiques.
Fragments provenant de grandes briques plates qu’il est très difficile de séparer du corps de la maçonnerie ; la plupart des fragments, assez petits, sont suffisamment aimantés pour être mesurables. Ces briques présentent plusieurs inconvénients : comme celles de Toulouse, elles n’ont peut-être pas toujours été cuites avec une face bien horizontale ; d'autre part, plusieurs des fragments étudiés peuvent appartenir à la même brique et la moyenne porte, peut-être, sur un nombre de briques beaucoup plus petit que celui des objets étudiés.
Aimantation spécifique moyenne : 6,0.10-*, valeurs extrêmes 3 et 11,5.107*.
Inclinaison moyenne : 64° o (sur 9 fragments).
() Etant donné l'imprécision des dates, bien supérieure à 5 ans, il est même parfait, ce qui est tout à fait fortuit, une différence de 1° serait encore négligeable.
(2) La série XIII, Toulouse 1285, serait précieuse si on pouvait compter sur elle. Je considère déjà la série XIT comme douteuse et je les ai surtout étudiées pour rechercher la position de cuisson de leurs grandes briques.
‘20 Cing-Mars (Indre-et-Loire). — Pile de Cinq-Mars. Monument important et bien conservé
. mais dont l’origine est, je crois, inconnue.
- Une excavation, déjà ancienne, ayant été faite dans cette tour, les fragments de briques sont restés par terre où Je les ai ramassés ; la tour étant isolée au milieu des broussailles, ces matériaux ñ’ont sûrement pas été apportés d’un autre endroit, mais ils présentent les inconvénients des briques précédentes. aie
10 fragments ont été étudiés ; aimantation moyenne 52.10 *.
Inclinaison moyenne : 60015 (dispersion assez grande). |
39 Néris-les- Bains (Allier) : série NE. — Camp des Chaudes. Date indéterminée.
Matériaux dus à l’obligeance de M. Chauliat, architecte en chef des monuments historiques, et . de son collaborateur M. Genermont.
Grands fragments de briques plates. Aimantation forte: : moyen — 10.10“.
Inclinaison moyenne : 71015 (dispersion faible, mais 4 échantillons seulement).
4° Le Mans : série LM. -— 2 fragments de briques plates provenant des remparts.
D’après M. Polti, architecte en chef des monuments historiques, elles datent probablement de
la fin du zr1€ ou du début du rve siècle.
Aimantation forte, « — 33 et 63.104.
Inclinaison : 66015 et 650.
50 Boulogne-sur-Mer. — 2 petites briques ; âge indéterminé. Inclinaison : 590 10 et 489 35.
69 Puy de Dôme : série CF. — Fragments trouvés au sommet du Puy de Dôme.
d’un vase à fond plat FE 0 ELU = 450 d’une tuile Se 2 CHOTR l:= 540.
79 Petites briques provenant du Musée de Saint-Germain, avec l’autorisation de M. Schaeffer.
Je dois ces matériaux ainsi que les poteries dont il sera question plus loin à M. Champion, conservateur honoraire, qui a bien voulu m'apporter une aide précieuse.
Ces briques sont toutes marquées, au Musée : Vichy 25563 ; leurs dimensions varient autour de’8 X 5 X 2,5 cm. J’en ai étudié 12 ; 5 seulement ont été mesurables, non pas tant à cause des faibles aimantations que des faibles masses : 100 à 200 0.
Inclinaison moyenne 54° 4o (dispersion faible, les valeurs extrêmes sont 510 30 et 570 50):
Les âges de toutes ces briques sont sans doute compris entre le rer et le ve siècles de notre ère ù linclinaison a pu subir pendant cette longue période des variations importantes. Les valeurs obtenues. correspondent-elles à des inclinaisons positives ou négatives ? Il est impossible d’en décider avec des briques ; mais on verra qu’on peut admettre que ces inclinaisons sont positives (c’est-à-dire de même sens que l'actuelle), ce qui ne contredit pas les résultats de Folgheraiter. Ces inclinaisons ont varié, peut-être, entre 5o° et 700. [1 faudrait trouver en quelques endroits des matériaux galloromains abondants et bien datés pour établir des points précis de la courbe de l’inclinaison à cette époque ; les résultats précédents deviendraient alors intéressants pour déterminer l’âge des constructions dont ils proviennent.
Poteries gallo-romaines (Musée de Saint-Germain). — Le musée des Antiquités nationales possède un nombre considérable de ces poteries ; je n’en ai étudié que quelques-unes, car elles sont aussi d'âge mal déterminé. Les poteries présentent, croit-on, l’avantage de donner le sens de l’inclinaison ; d'autre part, elles portent parfois des marques et il est couramment admis que celles-ci (noms de fabricants) permettent de dater. Elles seraient ainsi plus intéressantes que les briques ; on va voir que c’est sans doute l'inverse qui est vrai.
a) INTÉRÊT DE L’ÉTUDE Des PoreRIES. — 10 Sens du champ. — Parmi les terres cuites du Musée
des Antiquités nationales, beaucoup sont des accessoires et des déchets trouvés sur les lieux de fabrication :
1) Les plus intéressants sont des masses de terre informes à fond plat rugueux (fig. 43, reT rang); il est à peu près certain que ce sont des masses d’une terre assez maigre qui ont été employées crues comme supports de pièces à cuire ; leur fond est la trace de la sole plane et sablée du four. Ces
objets n’ont pu servir qu’une fois et ils étaient jetés après le défournement. Leur position à la cuisson serait donc connue.
2) Fonds de pile. — Ces pièces sont, au contraire, bien formées et n’ont été utilisées qu'après une première cuisson. Ce sont des troncs de cône, creux, qui supportaient des objets, ou plus souvent des piles d’objets à euire (planche I, fig. 43, 2€ rang). Ces supports pouvaient servir un grand nombre de fois et, sans doute, indifféremment dans les deux sens ; leur aimantation est celle de la dernière cuisson : elle peut fournir une bonne valeur de l’inclinaison à cette époque-là, mais sans donner le sens.
3) Ratés de cuisson. Ce sont des piles d'objets accolés par une cuisson trop forte, et dont la base est l’un ou l’autre des supports précédents (masse de terre et fond de pile), ou les deux parfois
(fig. 43, 1% rang, à gauche). Pour ces pièces, la position à la cuisson est bien connue et elles doivent donner le sens de l’inclinaison.
Dans ces ratés de cuisson, on peut remarquer que les objets étaient souvent cuits renversés ; un bol, par exemple, à été cuit son pied vers le haut, On voit combien il est difficile de traiter la question du sens de l’inclinaison sur des poteries, hormis le cas des ratés de cuisson. D’une façon générale les objets qui sont presque de révolution étaient placés dans les fours, leur axe vertical et on trouve la valeur absolue de l’inclinaison magnétique, mais il est, le plus souvent, impossible d’en retrouver le sens (”).
20 Date de fabrication. — Les marques que portent les objets ne permettent pas de les bien dater ; par exemple, beaucoup de pièces du Musée de Saint-Germain proviennent de la célèbre fabrique de Lezoux. Or Lezoux a produit des terres cuites pendant toute la période gallo-romaine. Pour fixer
{:) Il est indispensable d'éliminer tout vase pouvant aller au feu (sauf si on le trouve sur le lieu de fabrication) car des réchauftements ont pu changer complètement son aimantation.
Thèse Thellier. 16
les âges, il faut s'appuyer sur les formes et les ornements, mais il est probable qu’on peut faire ainsi des erreurs fort importantes. : à 30 Lieu de fabrication. — Il faut encore observer que, contrairement aux briques, les poteries sont susceptibles d’avoir été transportées loin du lieu de fabrication. Les déchets de cuisson ne présentent pas cet inconvénient et ils constituent les meilleures pièces à étudier; mais Pimprécision d’âge subsiste évidemment pour eux.
b) OBsets ÉTuoiÉs. — Des terres cuites de Saint-Germain, j'ai examiné : 3 masses de terre, ayant servi de supports (N9S 53.661 à 53.663) : 1. Non mesurable, mais inclinaison positive.