‹ Sur l'aimantation des terres cuites et ses applications géophysiquesChapitre 71 sur 74 · Résultats · texte numérisé non relu

Résultats

permettra de réchauffer, en champ magnétique connu, des briques entières. J’ai Pintention d'étudier

Un four est actuellement en installation à l’Institut de Physique du Globe; il

au point de vue intensité du champ terrestre tous les objets qui ont été cités aux $$ 84 et 86. Ne possédant pas jusqu'ici un tel four et voulant cependant vérifier cette méthode, j’ai utilisé un procédé un peu différent.

19 PROCÉDÉ PROVISOIREMENT UTILISÉ. — Il consiste à opérer sur des cylindres extraits perpendiculairement à la face moyenne des briques ; il faut tenir compte de ce que l’aimantation longitudinale du cylindre est due, non à l’intensité totale du champ terrestre, mais à la composante perpendiculaire à la face moyenne (le rapport est donné par l’étude des 3 composantes du moment magnétique de la brique).

Je n’insisterai pas davantage sur ce procédé que j'ai déjà décrit (?) ; je ferai seulement observer que les causes de dispersion des résultats sont plus grandes qu'avec la méthode proposée précédemment. Une des principales est la mesure au magnétomètre ; cependant l'erreur est plus faible qu’on pourrait le craindre. Les aimantations 5 ets’ n’étant pas uniformes, le magnétomètre les mesure mal ; mais leur répartition ne variant pas, il fournit certainement assez bien leur rapport. La cause d’erreur

(:) 11 serait intéressant de discuter quel est l’eflet moyen, soit sur l’inclinaison, soit sur l'intensité du champ, de réchauffements et champs intenses, pour un ensemble de briques réparties dans une construction ; certains effets sont compensés pour l’ensemble.

(2) E. Tuerzrer. — Recherche de l'intensité du champ magnétique terrestre dans le passé : premiers résultats. Ann. de l’I. P. G. Paris, 15, 1937, p. 179-184.

Et

restante est l’aimantation transversale du cylindre, assez différente dans les 2 mesures, et qui, n’étant pas uniforme, n’est pas bien éliminée par la rotation du cylindre. 29 PREMIERS RÉSULTATS OBTENUS. — Je ne répéterai pas non plus le détail des résultats contenus

© 5e dans la note déjà citée ; je n’en donne que les conclusions. | Briques modernes. — 6 cylindres taillés dans 3 briques de la série G ; deux, magnétiquement instables, sont éliminés ; les 4 autres donnent pour intensité du champ térrestre (Gaillefontaine 1933) :

La valeur moyenne est 0,471, la valeur vraie étant 0,463.

de On voit que l'accord est assez bon, malgré l’imperfection du procédé et le faible nombre d’échanne à ki: … üllons ; d’autre part, et ceci est important, la dispersion des valeurs est faible. Les 2 cylindres éliminés 10 auraient donné des valeurs qui ne sont pas éloignées des précédentes 0,500, 0,495.

Briques, Versailles 1750 : série I. — 2 briques : [2 (4 cylindres) I1o (2 cylindres) ; on trouve :

ADN MORIN TD AOS" À 0478 FO SES | O2 Sr:

La dispersion des résultats est plus grande que précédemment mais n’est cependant pas excessive. Il faut remarquer que pour les 4 premières valeurs (cylindres de 12 peu aimantés et sur lesquels ont été faits les premiers essais) la précision des mesures est vraiment faible. Briques gallo-romaines. — 4 briques citées au $ 86 : Clio (3 cylindres), LM (3 cylindres), NE2 (x cylindre), CF (1 cylindre). Deux des cylindres magnétiquement instables sont à éliminer, les 2 valeurs trouvées pour intensité du champ ont été :

PA He 0,610 0,580 0,575 0,525 0,560 0,460.

Ces nombres sont intéressants par leur dispersion relativement faible, alors que les aimantations

- Lo) | VEN : à ou les rapports ; sont très différents. Il ne faut pas en attendre une valeur de l'intensité du champ

terrestre à l’époque gallo-romaine: d’une part, ces essais ne se rapportent qu'à 4 briques, d’âges incer-

tains, pouvant avoir subi des modifications de l’aimantation thermique ; d’autre part, Clio et LM ji sont mal choisies pour cette étude car elles sont susceptibles d’aimantations rémanentes non négligeables (K 76, 39).

Ces premiers résultats sont assez encourageants ; il est probable qu'une étude précise de l’inten-

sité du champ magnétique terrestre, sur les terres cuites, est maintenant possible.

| B. — Cas des roches

19 INTÉRÊT DE CETTE ÉTUDE. — Cette recherche de l'intensité du champ magnétique terrestre, sur les roches, qui paraît réalisable à priori, pourrait présenter un grand: intérêt. En effet, alors que les valeurs de linclinaison et de la déclinaison subissent, sans doute, des variations de périodes petites devant les âges géologiques, il est possible que pour l'intensité du champ la période soit beaucoup plus grande ou, même, que la variation soit de sens constant (diminution

continuelle, par exemple). Dans ces conditions, son étude pour le lointain passé serait importante, tant pour le géophysicien que pour le géologue.

29 Dirricurrés. — Tout ce qui a été dit, au $ 93, 29, à propos desterres cuites, peut être répété ici ;

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