‹ Sur l'écran de rêve, 1892-1896Chapitre 3 sur 18 · AUBE · texte numérisé non relu

AUBE

L'étendue infinie est d'un bleu très profond Où traînent vaguement des mousselines claires ; Et les vagues s'en vont leur route, sans colères. De la lumière, au loin, barre tout l'horizon.

Plus d'étoiles ! La nuit glisse du ciel moins sombre, Et les blancs goélands ont repris leur essor. Mais l'aube, engrisaillant les rochers, laisse encor Dans l'entre-deux des caps, dormir des golfes d'ombre.

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