SOIR
Lentement, longuement, câlines et berceuses, Les vagues, dans le soir teinté d'or clair et roux. Viennent mourir au sable en étalis très doux Et limpide. Là-bas dorment les eaux trembleuses.
Or, c'est une chanson très lointaine et très fine Que chuchote la mer aux galets écumeux. Et la brise, qui vient des couchants lumineux, Porte un parfum troublant d'algue et d'aigue-mann;