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Sur l'emploi de l'acide silicotungstique comme réactif des alcaloïdes

voisine le P. pustulalus Edw. el (Unis les eaux californiennes par le /U Californie n sis E.-fi. Bouvier; bien plus, fétude ininulieuse de certaines espèces de crevettes nous a permis d’établir *que les Balémnns des eaux douces californiennes sont les memes que ceux des affluents américains et africains de l’Atlantique, ou qu’ils représentent ces formes dans les affluents du Pacifique

Ces faits sont dignes d’attirer l'attention des géologues: ils rece\ront sans doute, grâce à eux. leur explication détiniti\e.

Nous donnerons à la Calappe fossile de Panama le nom de Calappu Zurchcri en l’honneur de Aï. Zurcher (fui nous l’a communiquée. Elle est représentée par un exemplaire unique qui a été gracieusement olîèrl au Muséum. Les dimensions de cet exemplaire sont les suivantes :

Largeur on arrière de la quatrième dent préclypéale. . . )LS"""

— en arrière de la première dent préclypéale. ^7 à

Largeur eu'ie les pointes des grandes dents clypcnles.. . èo o

Longueur suivant mie ligue parallèle à Taxe, allant de

l'angle externe de l'orbite ou bord postérieur. 3 o o

Sun l'emploi de l acide silicoti \gstiqpe comme heactie

par AI. Gabriel Bertrand.

On a déjà proposé un assez grand nombre de réactifs généraux des alcaloïdes, c’est-à-dire de corps qui précipitent tous les alcaloïdes de leurs dissolutions. Tous ces réactifs présentent, à côté de quelques avantages particuliers, d’assez graves défauts. Celui dont je viens d’étudier remploi me semble, au contraire, à l’abri de presque toutes les critiques : il donne des précipités bien délinis, absolument stables, dont l’analyse peut être faite aisément avec exactitude. \u point de vue de certaines déterminations analytiques, il présente même sur le chlorure de platine el le chlorure d’or l’avantage d’avoir un poids moléculaire beaucoup plus élevé (environ 2900). Enfin sa sensibilité est la plus grande de tous et rien n’est plus facile que d’extraire les alcaloïdes des combinaisons insolubles où il les engage.

Ce réactif est l’acide silicolungstique.

12 TnO\ Si O*. 2 H- O.

Ou l'obtient aisément en suivant les indications qui ont été données par

t L.-L. Bouvier, Sur les Palémons recueillis dans les eaux douces de ht Passe Californie, par Ai. Diguol. (Bull, du Muséum, n° 4 , p. 1Gi ; 189.)).

M.Wyroubofl lJ dans son important mémoire sur les silicotmigstates métalliques. Pour l'usage analytique, on en prépare une solution ail titre de 5 p. 100 environ.

Dans les solutions suffisamment concentrées et froides de sels d alcaloïdes, ce réactif donne des précipités, en général floconneux, quelquefois caillebottés, pulvérulents ou meme cristallins, qu’il est facile de recueillir par tiltration. Ces précipités sont blancs ou de couleur pale : jaune, chamois ou saumon. Ils sont presque insolubles dans l'eau froide, un peu plus dans l’eau bouillante. Desséchés à -+- 3 o°, ils retiennent une certaine quantité d’eau d’hydratation, variable suivant l’alcaloïde considéré, et dont une partie au moins se dégage à la température de + t*20°. Ce sont des silicotungstates neutres de la formule générale

i a TuO\ Si O 2 . 2 H O 2 , h alcal. + n H 2 0

Ils résistent, sans se dissoudre, à l’action des liqueurs acides, même assez concentrées, et laissent par calcination un résidu absolument fixe, formé d’acides silicique et tungstique

Quand on chauffe un précipité de silicotungstate d’alcaloïde au sein du liquide où il a pris naissance, il perd immédiatement une certaine quantité d’eau (une molécule pour les sels analysés). Le nouvel hydrate, qu’on peut aussi obtenir directement par précipitation à chaud, est une poudre très ténue, lente à se déposer et qui présente, avec certains alcaloïdes, l’avantage d’être beaucoup plus visible que l’hydrate précipité à lroid * ,

Si l’on prend, par exemple, o centimètres cubes d’une solution de sulfate d’aconitine au i/ 5 o.ooo et quon y ajoute t à *2 gouttes de reactil, on n’observe qu’une opalescence très faible ; en chauffant jusqu’à l’ébullition, le liquide devient limpide et. par refroidissement, laisse apparaître un précipité pulvérulent, excessivement fin, qu’on pourrait encore distinguer au trouble du liquide, s’il n’v avait que 1/70.000 à 1/80.000 de la base organique en dissolution.

Vvec la véralrine, la différence est plus accentuée: tandis que la solution au 1/10.000 ne donne presque plus rien à froid, celle au i/i 3 o.ooo fournit encore un trouble appréciable après chauffage et refroidissement.

• J ) Bull. Soc. Minéralogie, t. XX 1 \ , 1896.

t- Ce résultat confirme l’opinion do AI.NVyrouboff sur la basicité de l’acide silicotungslique : cet acide renferme quatre atomes d’hydrogène basiques et non huit, comme le supposait Marignac.

U) Pour les analyses et d’autres détails, voir le Bull. Soc. Chimie (1899).

W Cet hydrate passe facilement à travers le papier à filtrer. En ajoutant une trace d’albumine au liquide refroidi, on détermine la formation d’un coaguium qui englobe le silicotungstate et permet de le recueillir sur un filtre. L’emploi de cet artifice rend possible la séparation de très petites quantités d’alcaloides dissoutes dans un liquide.

JYr déterminé la limite de sensibilité de la réaction pour les principaux' alcaloïdes végétaux en opérant sur 5 centimètres cubes de solution additionnée dans un tube à essais de i à 2 gouttes de réactif et autant d’arîde chlorhydrique au dixième. Les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau ci-dessous, où les alcaloïdes sont divisés en deux groupes : le premier, renfermant les alcaloïdes dont les deux hydrates sont également perceptibles: le second, ceux dont le silicotungslate devient beaucoup plus visible par chauffage à l’ébullition et refroidissement.

PlîtMIER GROUPE.

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