‹ Sur l'emploi des alcools méthylique et éthylique comme carburantsChapitre 16 sur 49 · ND = © © 9 4 D © © NO · texte numérisé non relu

ND = © © 9 4 D © © NO

OO ODEF + © Et À «© tt © D -1 0 ES mi 9

SSO0CC0©

Traces.

he

CHSO0HEE 40 p. 100 eau.

ALDÉHYDE

TEMPÉRATURE

Trace. Traces.

0,06 Traces.

0,14 Traces.

CHS OH — 40 p. 100 eau.

TEMPÉRATURE

Nous avons reporté ces résultats sur le système de coordonnées (pour-cent de produits obtenus, température). On obtient un faisceau de courbes Heat:

De l’examen de ces courbes nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

Au-dessous de 300 degrés il ne se produit pas de décomposition appréciable des alcools.

À oo degrés une différence très nette apparaît entre les deux liquides, elle s’accentue avec les températures plus élevées. L’alcool méthylique est beaucoup moins oxydable que l'éthylique :

par exemple les rapports entre les pourcentages des aldéhydes sont de

loo° 500° Lo 131 151 1.06

L'oxydation de l’éthanol se produit assez faiblement Jusque vers 300 degrés. À partir de cette température la proportion

fs

d’aldéhyde croît très rapidement jusque A4o degrés; elle passe de 1,51 à 8 p. 100. Vers 440-450 degrés une inflexion se produit sur la courbe : l'accroissement de l’éthanol se ralentit.

S1 nous considérons la production de l’éthanoïque, nous voyons qu’elle est très faible jusque A4o degrés, mais qu’à cette température la proportion augmente pour passer de 0,02 à 0,10 et atteindre 0,42 à 500 degrés.

/ /C2H5SOH-40% eau

Température

La coïncidence de la température à laquelle apparaissent ces deux phénomènes montre que le processus de l’oxydation se modifie. Au-dessous de 440 degrés il y a surtout production d’aldéhyde, au-dessus la quantité d’acide devient plus importante. Nous ne voulons pas dire par là que l’aldéhyde se transforme en acide à partir de cette température. S'il en était ainsi la quantité

RE

d’éthanoïque devrait être plus grande en comparaison de la diminution d’aldéhyde,

La proportion de méthanol augmente d’une façon continue sans présenter de décroissance même vers 520 degrés. La courbe n'a pas de point d’inflexion analogue à celle de l'alcool éthylique.

En concordance avec cette allure, la proportion de méthanoïque reste faible inférieure à 0,1 p. 100 même à 5oo degrés, elle ne présente pas de zone d’accroissement.

Le parallélisme entre les deux degrés d’oxydation des aldéhydes et acide, se retrouve avec les deux alcools.

L’éthanol apparaît done comme remarquablement plus oxydable, à la fois en aldéhyde et acide, que le méthanol. Cette façon de se comporter est en accord avec sa structure moléculaire. Dans le mélange, les deux alcools semblent se comporter sensiblement comme s'ils étaient seuls. Remarquons par exemple le mélange 90 p. 100 méthanol 50 p. 100 éthanol à 440 degrés.

À cette température si le méthanol était seul il donnerait 0,6 p. 100 d’aldéhyde et l’éthanol 7, soit une moyenne de 3,8 c'est ce qu’on trouve : 3,71, aux erreurs d'expérience près.

L'eau semble diminuer l’oxydabilité des alcools, la quantité d’aldéhyde décroît fortement. L'action s’accentue avec la température, à Aoo degrés par exemple, la quantité d'acétaldéhyde qui se produit est 1,51 p. 100 avec l’éthanol pur et seulement 0,6 p. 100 avec l'alcool à 40 p. 100 eau. Mais à 500 degrés il se forme 10,56 p. 100 avec l'alcool et seulement 3, avec l’alcool et eau.

Le ralentissement de l'oxydation des alcools par l'eau est surtout important pour l’éthanol.

Cette oxydation n’est pas due à l'effet unique de la chaleur mais aussi à l'influence catalytique de la silice du tube de quartz.

Afin de faciliter la clarté de cet exposé nous reportons un peu plus loin les corrosions produites durant ces essais et les rassemblons avec les expériences ultérieures.

b. Produits de combustion des alcools.

Ces expériences ont été effectuées dans les mêmes conditions que les précédentes, le mélange carburé étant allumé avant son entrée dans le four les produits de combustion étaient condensés

Apr

d’abord dans un réfrigérant Liebig, puis dans un condensateur à glace pilée et finalement dans un réfrigérant à neige carbonique. On n’emploie pas d’abord la neige carbonique parce que l’eau de combustion se gèlerait dans les tubes et les obstruerait.

Pour nous faciliter et nous éclairer le dosage des gaz, nous avons établi les courbes des teneurs théoriques en CO? des produits de combustion, en fonction des différentes compositions du mélange initial. Nous avons pris, pour exprimer cette composiair £ alcool immédiatement la teneur des gaz en CO? et se faire une idée de la combustion.

Nous considérons trois cas suivant que la combustion s’effectue avec la quantité d’air théoriquement nécessaire, avec moins d’air ou avec plus.

tion le rapport Connaissant cette valeur on peut en déduire

1° Cas de la combustion théorique :

2C"H* +20 + 3n (02+ 3,76 N°) — 2nCO? + (on + 2) H20 + 3n (3,76 N°)

an

CO? — an + 30 6,70) — 0,1506.

soit 15,06 p. 100 GO?. | Quel que soit l'alcool primaire employé la quantité de CO?, dans le cas d’une combustion totale, reste toujours égale à 15.06 p+ 100.

La composition du mélange initial a pour valeur :

air 3h (02+83,76 N?) à 4,76 ES SES PNR ER EE alcoo! 2 2

ir

a re alcool éthylique — ! ot

Pour l'alcool éthylique :

air & ET

L 4 hp a ——————— — — Pour l'alcool méthylique : gr TS RE

2° Combustion avec excès d'air :

Appelons la quantité d'air supplémentaire : = aC'HE" +20 + 3n [024 3,76 N2) + TE (024 3,76 N°) — nCO? K 3n + (on + ») H°0 + 8n 3,76 N° =" (0° + 3,76 N°).

an 2 C0? = 100 = 100 1h K

on + 3n 3,76 + K "(1 + 3,76) 13,28 100 100

La quantité de GO? est donc indépendante de l'alcool pour une même composition d’air carburé.

K ‘ 3n É — 3n 76 ns 3n (1+3,76)+— 3n (1 + 3,76) ; K RE A ER TT Een

alcool PE]

Calculons pour différentes valeurs de K les quantités CO? p. 100 air

alcool’

Page 1